• [^] # Re: mâturité des élèves ?

    Posté par . En réponse au journal Un prof pourris internet pour piéger ses élèves. Évalué à 1.

    Je persiste têtuement : non, la correction d'un QCM n'est pas objective. J'ai des résultats expérimentaux pour le prouver. Bien sûr, la rédaction du QCM n'est pas objective non plus.

    classique et bateau: les illusions d'optique.

    Et si tu reste factuel, tu dis «j'ai vu… »

    Eh non ! car les illusions (comme le reste) ne sont pas perçues par tous de la même manière. Ce que tu as vu n'est pas ce que je vois. Où est donc le fait ?

    Un fait, ça n'existe que dans la tête de celui qui le pense.

    Donc si quelque chose s'est produit sans que personne n'a été témoin, cela ne s'est jamais produit? C'est une vision très humano-centrique. La terre continuera d'exister sans que l'homme soit présent, c'est un fait, et personne ne sera là pour le penser.

    Je ne vois pas où tu veux en venir. Il est évident qu'une réflexion sur le raisonnement et l'objectivité sera anthropocentrée. Un « fait » pour un humain, c'est quelque chose qu'il constate. La constatation ne pouvant être objective, le fait n'est pas aussi certain qu'il pourrait le paraître -> retour aux illusions d'optique.

    Quant aux choses qui se produisent en dehors du regard de l'humanité… se produisent-elles vraiment ? Voilà un bon sujet de philo (et là, on peut aller loin dans le délire, même jusqu'au chat de Schrödinger… parce que certes l'appareil sensoriel humain n'est pas objectif, mais l'observation en elle-même est rarement neutre pour ce qui est observé).

    Au fait (haha :-)):

    La terre continuera d'exister sans que l'homme soit présent, c'est un fait, et personne ne sera là pour le penser.

    Ce n'est certainement pas un fait. C'est tout au plus une hypothèse confortée par de nombreuses expérimentations (donc de l'ordre de la déduction: un pur produit de la pensée, et non du « réel »).

    Effectivement, si l'évaluation ne peut être objective,

    Mais la question était "peut on être autre chose que subjectif"

    Gnii ? Previously on DLFP: Tu critiques l'enseignement de philo en l'analysant par un des bouts de la lorgnette: en critiquant l'objectivité de son évaluation. Je réponds qu'à mon avis l'évaluation objective n'existe pas pour de multiples raisons, et que la vraie question est plutôt de se demander ce que l'on fait de l'évaluation puisqu'on sait qu'elle n'est pas objective. Tu réfutes la prise de recul que je tentais en décalant le débat, et tu affirmes que c'est typique des profs de philo (c'est plutôt flatteur: merci). Donc je recontextualise pour te montrer combien ce décalage me paraît pertinent et contextuel. Et là c'est le drame: ta réponse montre que tu es sorti du fil: je parlais ici de ta critique de la philo sous l'angle de l’objectivité de l'évaluation.

    Autre recul: Ne perdons pas de vue que l'évaluation si elle est une part importante du dispositif pédagogique, elle n'en est pas la fin (au sens but), mais l'un des nombreux moyens. L'enseignement de la philo ne se résume donc pas à son évaluation.