Un raisonnement est-il un absolu déconnecté de la culture et des acquis ? À mon avis certainement pas. Je pense que ce qui est demandé, notamment en philo, aux élèves est de fonder leurs raisonnements: en connaître les fondations, en comprendre les limites qui sont liées justement à la subjectivité de leur propre culture et de celle de ceux qu'ils choisissent de citer.
D'une part, je crois que "raisonner par soi-même" dans le contexte des réflexions philosophiques ne veut rien dire.
D'autre part il paraît vain de tenter de refaire inlassablement des raisonnements déjà éprouvés et discutés par les plus grands penseurs. J'ai l'impression que c'est plus intéressant de corréler ces raisonnements aux préoccupations philosophiques actuelles pour comprendre d'une part quels sont les fondements de notre culture et de ses modes de pensée, et d'autre part pour exercer son esprit d'analyse et son esprit critique sur les grandes idées et les raisonnement types du monde contemporain.
L'enseignement de la philo me semble bien répondre aux besoins de la société contemporaine (en tout cas tel qu'il est défini dans les programmes scolaires). Je crois que c'est précisément ce que brendel voulait dire.
Ce que je trouve dommage c'est que cet enseignement soit réservé aux élèves de filières générales du Lycée.
[^] # Re: mâturité des élèves ?
Posté par Beurt . En réponse au journal Un prof pourris internet pour piéger ses élèves. Évalué à 1.
Raisonner par soi-même ?
Un raisonnement est-il un absolu déconnecté de la culture et des acquis ? À mon avis certainement pas. Je pense que ce qui est demandé, notamment en philo, aux élèves est de fonder leurs raisonnements: en connaître les fondations, en comprendre les limites qui sont liées justement à la subjectivité de leur propre culture et de celle de ceux qu'ils choisissent de citer.
D'une part, je crois que "raisonner par soi-même" dans le contexte des réflexions philosophiques ne veut rien dire.
D'autre part il paraît vain de tenter de refaire inlassablement des raisonnements déjà éprouvés et discutés par les plus grands penseurs. J'ai l'impression que c'est plus intéressant de corréler ces raisonnements aux préoccupations philosophiques actuelles pour comprendre d'une part quels sont les fondements de notre culture et de ses modes de pensée, et d'autre part pour exercer son esprit d'analyse et son esprit critique sur les grandes idées et les raisonnement types du monde contemporain.
L'enseignement de la philo me semble bien répondre aux besoins de la société contemporaine (en tout cas tel qu'il est défini dans les programmes scolaires). Je crois que c'est précisément ce que brendel voulait dire.
Ce que je trouve dommage c'est que cet enseignement soit réservé aux élèves de filières générales du Lycée.