À mon sens c'est le coeur du problème. Sans faire un long texte, mais simplement un résumé lapidaire : la destruction de l'espace public.
qq mots, quant même :
Dans le terme «social» ici, je vois plus la définition pure, et met de côté volontairement tout sous-entendu de «classes», qui sont, à mon sens, des pseudo-explications. Ou plus exactement il ne s'agit pas de causes mais de facteurs parallèles et supplémentaires. Aujourd'hui, au mieux, l'espace public se résume a quelques commerces. C'est navrant. Et l'on retrouve la même problématique sur les grands ensembles de maisons individuelles (oui, parfois en hlm, ça existe), ainsi que sur les «résidences», très à la mode dans le sud de la France.
Connaissant plutôt bien les banlieues sud de Paris, très bien les banlieues des hauteurs de Rouen, et un peu celles de Toulouse, je fais le même constat partout : l'absence flagrante d'espace public et de lieu de vie commune.Je rejoins totalement le post de "dyno partouseur de drouate", plus haut, et l'applique aussi sur de plus petites proportions : celle du quartier, dans le sens noble du terme. La spécialisation géographique est un véritable fléau social.
Il est, assez simplement, destructeur, de laisser des zones entières sans aucun espace de vie commune. Ils ont toujours existé (que cela soit les églises, les places, les kiosques et lieux de bals), et cela, dans toute les cultures autour du globe. Mais nous, homo citus europeanus aurions décidés des les annihiler totalement car «pas rentables» peut être ? "Une cité dortoir leur suffira, ils iront se divertir au multiplex, voyons !"
Si la vie sociale est concentrée, alors nous laissons se créer des zones entières de mort sociale. Et cela, y compris pour les beaux quartiers. La pauvreté n'entraînant là dedans qu'une impossibilité d'échapper à un espace de mort sociale, mais n'est, in finé, pas une cause réelle. C'est difficile à supporter pour des adultes, ayant pourtant souvent deux espaces de vies distincts et des besoins sociaux déjà remplis pour la plupart, alors imaginons pour les enfants, de plus soumis à une surpopulation de leur classes d'âge en comparaison des autres.
Les mafieux le comprennent : c'est en général la première chose qu'ils détruisent lorsqu'ils veulent mettre un quartier sous leur coupe : destruction de l'espace public (commerçants, lieux de vies, espace pour gosses). /mode niais : Pourquoi le politique ne le "comprends" pas et laisse faire la construction des espaces de vies de demain sous l'angle unique de la rentabilité au m2 pour le promoteur ?
[^] # Re: À Paris
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal [HS] Les bidonvilles aux portes de Paris. Évalué à 4. Dernière modification le 17 mars 2012 à 04:18.
À mon sens c'est le coeur du problème. Sans faire un long texte, mais simplement un résumé lapidaire : la destruction de l'espace public.
qq mots, quant même :
Dans le terme «social» ici, je vois plus la définition pure, et met de côté volontairement tout sous-entendu de «classes», qui sont, à mon sens, des pseudo-explications. Ou plus exactement il ne s'agit pas de causes mais de facteurs parallèles et supplémentaires. Aujourd'hui, au mieux, l'espace public se résume a quelques commerces. C'est navrant. Et l'on retrouve la même problématique sur les grands ensembles de maisons individuelles (oui, parfois en hlm, ça existe), ainsi que sur les «résidences», très à la mode dans le sud de la France.
Connaissant plutôt bien les banlieues sud de Paris, très bien les banlieues des hauteurs de Rouen, et un peu celles de Toulouse, je fais le même constat partout : l'absence flagrante d'espace public et de lieu de vie commune.Je rejoins totalement le post de "dyno partouseur de drouate", plus haut, et l'applique aussi sur de plus petites proportions : celle du quartier, dans le sens noble du terme. La spécialisation géographique est un véritable fléau social.
Il est, assez simplement, destructeur, de laisser des zones entières sans aucun espace de vie commune. Ils ont toujours existé (que cela soit les églises, les places, les kiosques et lieux de bals), et cela, dans toute les cultures autour du globe. Mais nous, homo citus europeanus aurions décidés des les annihiler totalement car «pas rentables» peut être ? "Une cité dortoir leur suffira, ils iront se divertir au multiplex, voyons !"
Si la vie sociale est concentrée, alors nous laissons se créer des zones entières de mort sociale. Et cela, y compris pour les beaux quartiers. La pauvreté n'entraînant là dedans qu'une impossibilité d'échapper à un espace de mort sociale, mais n'est, in finé, pas une cause réelle. C'est difficile à supporter pour des adultes, ayant pourtant souvent deux espaces de vies distincts et des besoins sociaux déjà remplis pour la plupart, alors imaginons pour les enfants, de plus soumis à une surpopulation de leur classes d'âge en comparaison des autres.
Les mafieux le comprennent : c'est en général la première chose qu'ils détruisent lorsqu'ils veulent mettre un quartier sous leur coupe : destruction de l'espace public (commerçants, lieux de vies, espace pour gosses). /mode niais : Pourquoi le politique ne le "comprends" pas et laisse faire la construction des espaces de vies de demain sous l'angle unique de la rentabilité au m2 pour le promoteur ?