Que ces étudiants de ZEP représentent environ 6% à 8% des étudiants acceptés chaque années (130 admis en 2011, sur 1475)
Peu importe. Ca fait 6 à 8% d'étudiants méritants qui sont recalés chaque année mais qui aurait été pris avant, pour laisser la place à des gens de ZEP. Et comme je disais, c'est peut-être des gens qui habitent dans une tour à 1 km de la ZEP où d'autres (moins bons) seront pris…
Que ce dont je n'arrête pas de parler à propos des quotas est l'effet d'émulation : montrer à des populations qui n'ont la possibilité d'accéder à certains postes ou certains types d'éducation que sur le papier que c'est non seulement possible, mais aussi que ça n'est pas moins mérité (je t'encourage à lire ce que les étudiants de ZEP ont à préparer pour être acceptés; ce n'est pas une mince affaire).
Quand tu as été pris en fonction de quota mais pas en fonction de tes compétences, ben a priori, ce n'est pas mérité. C'est bête, mais c'est mathématiques : tu es là avant tout parce que tu étais femme/noir/gros etc. pas pour ton cerveau (ce qui n'empêche pas d'en avoir un).
Si les gens des ZEP n'arrivent pas à postuler à ces concours, qu'ils n'ont pas le niveau, la culture, ou qu'ils ne s'en sentent pas capable, c'est effectivement que quelque chose ne va pas. Peut-être que plutôt que de créer des cotas, il faudrait repérer de bons éléments et leur payer des cours de soutien. Ou alors s'arranger pour que les concours soient plus accessibles.
et puis aussi peut-être voir comment tu t'arranges pour que des gens vivant dans des ghettos — pardon, des cités — ou des déserts agricoles, « enfermés » dans leur environnement de pauvreté tant économique que culturelle pour beaucoup puissent toucher un revenu décent pour pouvoir éduquer leurs gamins dans des conditions suffisantes
Je suis d'accord avec toi. Il y a une misère qui ne créé pas un environnement favorable pour les jeunes qui vivent là-bas. Les parents peuvent parfois pas trop aider les enfants avec leurs études. Cependant, en France, on peut quand même se cultiver pour pas cher. On peut acheter un tas de bouquins pour rien (bouquinistes, sur internet), on peut aussi en emprunter gratuitement (bibliothèques, CDI) et même dans les cités, il y a internet. A l'école d'encourager les élèves !
Et on en revient à ce dont je parlais initialement à propos des « quotas » : il s'agit de compenser les très grandes inégalités du système (éducatif dans ce cas précis).
Non, c'est juste que tu ne sais pas de quoi tu parles (quand tu parles d'aumône). C'est reconnaître les défaillances du système et tenter de faire quelque chose pour y remédier.
Mais on créé d'autres inégalités… donc cela ne résout rien. Ce qu'il faut, c'est que les concours soient ouverts à tous gratuitement, qu'on incite les jeunes des ZEP à y postuler, et que leurs écoles soient aussi performantes que celles des beaux quartiers.
[^] # Re: Discrimination positive
Posté par Jiel (site web personnel) . En réponse au journal Journée de la femme : frustration et marketing. Évalué à 1.
Peu importe. Ca fait 6 à 8% d'étudiants méritants qui sont recalés chaque année mais qui aurait été pris avant, pour laisser la place à des gens de ZEP. Et comme je disais, c'est peut-être des gens qui habitent dans une tour à 1 km de la ZEP où d'autres (moins bons) seront pris…
Quand tu as été pris en fonction de quota mais pas en fonction de tes compétences, ben a priori, ce n'est pas mérité. C'est bête, mais c'est mathématiques : tu es là avant tout parce que tu étais femme/noir/gros etc. pas pour ton cerveau (ce qui n'empêche pas d'en avoir un).
Si les gens des ZEP n'arrivent pas à postuler à ces concours, qu'ils n'ont pas le niveau, la culture, ou qu'ils ne s'en sentent pas capable, c'est effectivement que quelque chose ne va pas. Peut-être que plutôt que de créer des cotas, il faudrait repérer de bons éléments et leur payer des cours de soutien. Ou alors s'arranger pour que les concours soient plus accessibles.
Je suis d'accord avec toi. Il y a une misère qui ne créé pas un environnement favorable pour les jeunes qui vivent là-bas. Les parents peuvent parfois pas trop aider les enfants avec leurs études. Cependant, en France, on peut quand même se cultiver pour pas cher. On peut acheter un tas de bouquins pour rien (bouquinistes, sur internet), on peut aussi en emprunter gratuitement (bibliothèques, CDI) et même dans les cités, il y a internet. A l'école d'encourager les élèves !
Mais on créé d'autres inégalités… donc cela ne résout rien. Ce qu'il faut, c'est que les concours soient ouverts à tous gratuitement, qu'on incite les jeunes des ZEP à y postuler, et que leurs écoles soient aussi performantes que celles des beaux quartiers.