• [^] # Re: Merci

    Posté par . En réponse au journal Journée de la femme : frustration et marketing. Évalué à 1.

    C'est sur l'éducation et la lutte contre le machisme qu'il faut agir,

    Oui, c'est le travail de fond, sur le long terme.

    pas à posteriori.

    Justement, les quotas ne sont pas juste pour du « a posteriori », ils sont là aussi pour montrer l'exemple aux plus jeunes, qui n'auraient sinon pas forcément eu l'idée que ce genre de métier leur était accessible (encore une fois, il faut faire la différence entre ce qui est possible de ce qui est perçu comme inatteignable, bizarre, « pour homme », etc.).

    Dans ton deuxième exemple ce qui est manquant c'est une bonne transparence, qui mettrait les responsables face à leurs agissements.

    Tu te rends compte que la notion de transparance est très souvent une tarte à la crème ? Par là je veux dire qu'il y a toujours des « vices cachés », des défauts dont on nous a pas parlé, etc., dans une description d'offre d'emploi.

    Concernant ton commentaire sur les métiers de médecin (et leurs différentes spécialités): de ce que j'ai vu, il donne les salaires (min, moyenne, max), mais pas leur répartition homme/femme (ou bien j'ai mal lu, ce qui est possible).

    Discute avec des femmes devant faire des choix de carrière, tu verras qu'elle n'ont, encore une fois en moyenne, réellement pas les mêmes priorités que les hommes. Conditionnement ? Sûrement. Mais une fois qu'il est intégré, c'est trop tard pour faire marche arrière, il faut en tenir compte, il fait parti des gens. C'est avant qu'il faut agir.

    Je ne sais pas comment répéter ce que je dis depuis le début sans faire de la paraphrase. :-) Les quotas sont là d'une part pour rééquilibrer la donne pour celles (dans le cas féminin) qui voudraient atteindre certains postes, majoritairement squattés par des hommes. Oui, il est tout à fait possible que certains hommes soient, au moment de la « mise en compétition », plus aptes qu'une femme qui postule pour le même poste à le remplir. Ça ne veut pas dire qu'elle ne pourra pas gagner en expérience par la suite et devenir aussi bonne, voire meilleure que le postulant original1.

    D'autre part, les quotas servent aussi l'objectif de montrer à toute une partie de la population qu'un poste n'est pas seulement atteignable sur le papier.

    Enfin, comme je le disais plus tôt à Zenitram, je ne suis pas pour des quotas à vie : on définit une durée qui ne peut pas être dépassée, potentiellement renouvelable une fois (par exemple), mais suffisamment longue (une ou deux générations) pour voir si elle a un effet positif.

    Ça va peut-être te faire rire, mais quand même Barbie a sa version « ingénieure informaticienne » (elle existe), c'est là qu'on voit qu'un certain type de métier est en voie de ne plus trop être discriminé. Encore une fois, des quotas, ça ne veut pas dire 50% de femmes car elles représentent 50% de la population. Ça veut dire « assez » de femmes (et là je brasse de l'air car je ne sais pas combien il faut) pour pouvoir changer certaines mentalités (celles des hommes ET des femmes).

    [1] Cf le cercle vicieux d'un jeune qui veut bosser, mais qu'on refuse dans une boite à cause de son manque d'expérience, mais alors comment obtenir de l'expérience si on ne lui donne pas sa chance, etc..