• # Éthique

    Posté par . En réponse au journal I did nothing today and still got paid \o/. Évalué à 3. Dernière modification le 05 mars 2012 à 13:01.

    Il y a des recommandations sur le comportement que nous devons adopter au sein de notre vie numérique lors de nos interactions avec autrui, et en tant que libriste, je comprends bien la plupart de ces recommandations. Par exemple :

    • obliger quelqu'un à utiliser un logiciel propriétaire, saymal

    • partager de l'information dans un format fermé, saymal

    En revanche, pour la culture, je n'ai jamais réussi à savoir si c'étaient les quatre libertés qui étaient essentielles ou seulement la liberté de partager. Supposons que ce soit seulement la liberté de partager :

    • partager des œuvres non-partageables, saymal

    Comme on ne sait pas non plus si ce qui est important, c'est ce que la loi nous autorise à faire ou ce que l'auteur nous autorise à faire (ou ce que l'auteur prétend qu'il nous autorise à faire), on dira, par sécurité, qu'une œuvre est partageable si :

    • celle-ci est sous une licence autorisant le partage, et cette licence est reconnue juridiquement

    • celle-ci a été placée légalement sous cette licence (par quelqu'un qui avait le droit de le faire, donc)

    • l'auteur autorise explicitement son partage

    • celle-ci est accessible (intellectuellement) sans référence à une œuvre non-partageable

    • celle-ci est dans un format ouvert

    Cette définition est très pratique quand il s'agit de savoir si une œuvre contemporaine est partageable. Cette définition est également pratique quand il s'agit de savoir si une œuvre très ancienne est partageable (c'est-à-dire une œuvre qui a été créée à l'époque où le droit d'auteur tel que nous le connaissons n'existait pas).
    Mais comment savoir si une œuvre récemment entrée dans le domaine public correspond à ces critères de partageabilité ? Est-ce éthique de partager une œuvre dont l'auteur a explicitement indiqué qu'elle était non-partageable de son vivant, mais n'a donné aucune indication sur ce qu'il pensait du partage de son œuvre après sa mort ? Est-ce que partager une œuvre récemment passée dans le domaine public ne contribue pas, au même titre que le partage d'œuvre sous copyright classique (aka piratage), à renforcer ce modèle de copyright actuel contre lesquels luttent les partisans de la culture partageable ?

    En clair : est-ce que partager une œuvre passée dans le domaine public alors qu'elle a été placée autrefois sous copyright classique avec la pleine acceptation de son auteur, saymal ?

    Je précise quand même : ceci est une vraie question, ce n'est pas un troll, même si ça y ressemble.