• # Remise en cause de nos modes de vie

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Sauvez la planète, mangez vos grands parents AKA Réflexions politiques .... Évalué à 6.

    Il y a une autre façon d’aborder le problème : la remise en cause de notre mode de vie.

    Effectivement, avec notre mode de vie « à l’occidentale » gaspilleur tel qu’on le connait, nous sommes déjà trop sur terre. Les américains consomment déjà 8 fois plus que ne peut leur fournir la planète, nous en sommes, il me semble, à 3 ou 4 fois plus en France. Ce sont nos modes de vie qui sont en cause et qui sont responsables de la sixième extinction des espèce en cours sous nos yeux et dont l’origine ne fait aucun doute.

    Maintenant, à supposer que l’on change radicalement nos modes de vie (à la marge, ça ne sert à rien), alors le problème de population que tu abordes ne se pose plus en ces termes.

    Du coup, je suis bien plus en accord avec une de tes dernières phrases où tu indiques « Et surtout, n’est pas ce notre rôle à nous que de limiter notre besoin de succession afin justement que nos enfants et petits enfants puissent eux vivre sereinement ? »

    Nos modes de vie doivent radicalement changer, afin de respecter au mieux notre habitat et de le laisser en bon état à notre descendance. J’aime beaucoup une phrase qui est de Saint-Exupéry qui résume bien cette idée : « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».

    Sauf qu’actuellement, nous en sommes en train de tout détruire pour ne leur laisser plus que des miettes. Et tout cela pour des objets futiles tel que la voiture, la télévision, les téléphones portables, etc. Quel gâchis d’utiliser les précieuses ressources non renouvelables de notre planète pour ces choses là. Elles devraient être réservées, à mon sens, pour des utilisations nobles (définir précisément ce terme mériterait à lui seul un long chapitre je crois ^^).

    Le grand danger actuel n’est pas, à proprement parler, pour notre planète même, mais nous dégradons tellement nos écosystème que nous mettons en cause les moyens de subsistance même de nos descendants.

    Et encore, je ne trouve pas que dire que la planète se meurt est faux. Certes, la planète, en tant qu’ensemble géologique ne craint peut-être pas grand chose, mais toute la biosphère qui s’est établie dessus est plus que malmenée — je rappelle qu’une extinction massive est en cours, et nous en sommes les responsables — et le terme se meurt ne me semble pas usurpé. La vie est quelque chose de tellement rare dans l’univers que je trouve cela pathétique de la gâcher, de la violenter, comme nous le faisons. Nous n’avons pas, à ma connaissance, trouvé un autre endroit dans l’univers où il y a de la vie.

    Pour terminer, je crois que nous devrions préserver cette vie qui nous a également donné la nôtre, et œuvrer en vue de préparer la destruction de notre planète dans quelques milliards d’années lorsque notre soleil explosera. Nous ne pourrons le faire que depuis une planète en bon état. Que ferons-nous de nos si précieuses technologies lorsque nous n’aurons plus de matériaux à exploiter ? Comment ferons face nos descendants à ces problématiques alors que nous leur aurons laissé une planète quasi déserte sans ressource ni vie. Vous me rétorquerez que vu ce qu’on est parti pour leur laisser, nos descendants ne verrons même pas notre soleil exploser et vous avez peut-être raison ; ou alors peut-être seront-ils revenus à l’age de pierre, nos civilisations ayant explosé en vol …