à l'ère des nouvelles technologies, la culture est gratuite.
Les copies des œuvres qui constituent la culture sont gratuites.
la musique est gratuite. Le cinéma est gratuit. Les livres sont gratuits
Les exemplaires dématérialisés d'enregistrements musicaux, de films et de livres sont gratuits.
Il est essentiel de bien faire la distinction en une œuvre et un exemplaire d'une œuvre, sinon le débat est faussé. Ce n'est pas pour rien que Stallman insiste pour dire qu'on peut partager ou modifier "une copie d'un programme" et non "un programme" (j'en parle un peu dans ce commentaire, troisième partie).
La culture est gratuite.
Non, la culture se partage. Il faut bien faire la différence entre le fait de proposer une œuvre exclusivement gratuitement et le fait de donner la possibilité aux utilisateur d'en partager des copies gratuitement.
Il est à mon avis très important d'insister sur la notion de partage et de balayer le gratuit. Pas seulement pour des questions d'image (combien y a-t-il de gens qui font l'amalgame entre les pirates qui partagent et les marins d'eau douce du dimanche qui downloadent ?), pas seulement pour des questions techniques (merci le FBI d'avoir fait fermer une des plateformes les plus anti-pirates et anti-Internet qui soient ^^ ), pas seulement pour des questions éthiques (ah, les artistes et développeurs de jeux indés qui surfent sur la vague hype du gratuit, interdisant un partage dont ils n'ont rien à perdre...)...mais aussi pour des questions pragmatiques : le commentaire de yann75 qui suit est typique de l'incompréhension qui découle de cette non-distinction.
Sachant que la plupart des gens achètent ce qui est vendu et partagent les copies d'œuvres culturelles avec la même facilité, sans vraiment se poser de questions, on pourrait imaginer un modèle économique similaire, compatible avec la liberté de ceux qui se soucient du droit de partager.
Par exemple, Untel publie un album de musique via les réseaux classiques et le fait payer, mais mentionne (plus ou moins discrètement) une licence autorisant le partage. Ainsi, le comportement des gens ne change pas, ils continuent à acheter des copies de l'album et continuent à partager des copies. La seule différence c'est que tout est légal.
(Bon, à posteriori il peut y avoir une autre différence, le fait qu'utiliser des licences partageables ferme des portes à l'auteur : assurer la promotion de ses œuvres via les réseaux centralisés (削除) et lobotomisateurs (削除ここまで) devient quasi-impossible. Mais je suis à peu près sûr qu'il reste possible d'assurer une promotion importante uniquement via le Net (j'avais entendu parler d'un chanteur qui avait amassé quelques dizaines de milliers de dollars en cumulant la distribution gratuite et la distribution payante via iTunes). )
[^] # Petites corrections
Posté par gnuzer . En réponse à la dépêche Pourquoi investir sur des auteurs vivants quand les morts sont aussi rentables ?. Évalué à 6.
Les copies des œuvres qui constituent la culture sont gratuites.
Les exemplaires dématérialisés d'enregistrements musicaux, de films et de livres sont gratuits.
Il est essentiel de bien faire la distinction en une œuvre et un exemplaire d'une œuvre, sinon le débat est faussé. Ce n'est pas pour rien que Stallman insiste pour dire qu'on peut partager ou modifier "une copie d'un programme" et non "un programme" (j'en parle un peu dans ce commentaire, troisième partie).
Non, la culture se partage. Il faut bien faire la différence entre le fait de proposer une œuvre exclusivement gratuitement et le fait de donner la possibilité aux utilisateur d'en partager des copies gratuitement.
Il est à mon avis très important d'insister sur la notion de partage et de balayer le gratuit. Pas seulement pour des questions d'image (combien y a-t-il de gens qui font l'amalgame entre les pirates qui partagent et les marins d'eau douce du dimanche qui downloadent ?), pas seulement pour des questions techniques (merci le FBI d'avoir fait fermer une des plateformes les plus anti-pirates et anti-Internet qui soient ^^ ), pas seulement pour des questions éthiques (ah, les artistes et développeurs de jeux indés qui surfent sur la vague hype du gratuit, interdisant un partage dont ils n'ont rien à perdre...)...mais aussi pour des questions pragmatiques : le commentaire de yann75 qui suit est typique de l'incompréhension qui découle de cette non-distinction.
Sachant que la plupart des gens achètent ce qui est vendu et partagent les copies d'œuvres culturelles avec la même facilité, sans vraiment se poser de questions, on pourrait imaginer un modèle économique similaire, compatible avec la liberté de ceux qui se soucient du droit de partager.
Par exemple, Untel publie un album de musique via les réseaux classiques et le fait payer, mais mentionne (plus ou moins discrètement) une licence autorisant le partage. Ainsi, le comportement des gens ne change pas, ils continuent à acheter des copies de l'album et continuent à partager des copies. La seule différence c'est que tout est légal.
(Bon, à posteriori il peut y avoir une autre différence, le fait qu'utiliser des licences partageables ferme des portes à l'auteur : assurer la promotion de ses œuvres via les réseaux centralisés
(削除) et lobotomisateurs (削除ここまで)devient quasi-impossible. Mais je suis à peu près sûr qu'il reste possible d'assurer une promotion importante uniquement via le Net (j'avais entendu parler d'un chanteur qui avait amassé quelques dizaines de milliers de dollars en cumulant la distribution gratuite et la distribution payante via iTunes). )