Le fait qu'on ne comprenne pas beaucoup de choses, qu'on aie encore des erreurs énormes n'implique pas que ce ne soit pas une science.
Tu remarqueras que j'ai écrit « on est bien loin de ce que tu racontes » pas que la démarche des gens en ihm et visualisation n'était pas scientifique. En revanche, ce n'est pas encore vraiment une science au sens de la physique car il n'y a pas encore beaucoup de lois établies de la nature en ihm (excepté peut être la loi de Fitts). En outre, certaines expériences très bien faites, comme celles de Cleveland et McGill sur la perception des camemberts sont remises en question par des expériences de plus grande envergure récentes. Il se trouve que dans le séminaire que j'ai co-organisé à Dagstuhl, on a passé plusieurs heures à discuter de ça et plus généralement de la difficulté qu'on a évaluer la qualité d'une visualisation, en présence de certains de plus grands spécialistes mondiaux du domaine (pas moi, hein ;-). Bref, tu confonds démarche scientifique (indéniable pour les chercheurs en visualisation/ihm) et science.
Quand les égyptiens ont décidé que le rapport entre un diamètre et la circonférence d'un cercle était de 3,25, ils se trompaient. Pourtant, c'était de la science.
Les mathématiques ne sont pas une science, c'est un langage. On ne prouve rien expérimentalement en maths, alors que c'est la base de la démarche scientifique. Les égyptiens ont bien eu une vague science expérimentale, comme les grecs, les romains, etc. et ils ont eu aussi des embryons de maths. Mais il a fallut attendre Hilbert et des gens comme ça pour qu'on comprenne vraiment la différence entre les maths et le reste. Les égyptiens avaient donc une démarche scientifique et avait prouvé une loi, le lien entre la circonférence de ce qu'ils appelaient un cercle et son diamètre. Les erreurs de mesure aidant, ils avaient trouver expérimentalement pi et ils avaient raison physiquement sur le fond (le lien linéaire entre la circonférence et le diamètre). Il a fallut attendre les maths les vraies pour qu'on donne un sens logique à tout ça et qu'on prouve une propriété mathématique sur l'objet abstrait cercle qui mathématise l'objet physique.
Mais je ne vois pas le rapport avec les ihm, pour être honnête… Et le problème de fond est l'incohérence du discours, genre nous on a raison parce qu'on est scientifique et oui, bon, c'est vrai, on fait ça à la va comme je te pousse…
[^] # Re: Noms des applications
Posté par boubou . En réponse à la dépêche GNOME 3.4 : l'émergence des applications. Évalué à 5.
Tu remarqueras que j'ai écrit « on est bien loin de ce que tu racontes » pas que la démarche des gens en ihm et visualisation n'était pas scientifique. En revanche, ce n'est pas encore vraiment une science au sens de la physique car il n'y a pas encore beaucoup de lois établies de la nature en ihm (excepté peut être la loi de Fitts). En outre, certaines expériences très bien faites, comme celles de Cleveland et McGill sur la perception des camemberts sont remises en question par des expériences de plus grande envergure récentes. Il se trouve que dans le séminaire que j'ai co-organisé à Dagstuhl, on a passé plusieurs heures à discuter de ça et plus généralement de la difficulté qu'on a évaluer la qualité d'une visualisation, en présence de certains de plus grands spécialistes mondiaux du domaine (pas moi, hein ;-). Bref, tu confonds démarche scientifique (indéniable pour les chercheurs en visualisation/ihm) et science.
Les mathématiques ne sont pas une science, c'est un langage. On ne prouve rien expérimentalement en maths, alors que c'est la base de la démarche scientifique. Les égyptiens ont bien eu une vague science expérimentale, comme les grecs, les romains, etc. et ils ont eu aussi des embryons de maths. Mais il a fallut attendre Hilbert et des gens comme ça pour qu'on comprenne vraiment la différence entre les maths et le reste. Les égyptiens avaient donc une démarche scientifique et avait prouvé une loi, le lien entre la circonférence de ce qu'ils appelaient un cercle et son diamètre. Les erreurs de mesure aidant, ils avaient trouver expérimentalement pi et ils avaient raison physiquement sur le fond (le lien linéaire entre la circonférence et le diamètre). Il a fallut attendre les maths les vraies pour qu'on donne un sens logique à tout ça et qu'on prouve une propriété mathématique sur l'objet abstrait cercle qui mathématise l'objet physique.
Mais je ne vois pas le rapport avec les ihm, pour être honnête… Et le problème de fond est l'incohérence du discours, genre nous on a raison parce qu'on est scientifique et oui, bon, c'est vrai, on fait ça à la va comme je te pousse…