Si je comprends bien ton raisonnement, les égyptiens faisaient de la science, mais ils se sont trompés et ont tatonné pas mal de temps.
Or, le domaine discuté tatonne beaucoup et se trompe souvent, donc c'est de la science.
Ca me rappelle le premier mois du cour de philo bateau de terminale, juste après "la table existe t elle ?" et "qu'est ce que le langage": "socrate et les sophistes".
Mais on tatonne, on essaie et il y a certains principes qui semblent difficiles à contredire, d'autres qui semblent intéressants et enfin certains qui sont ultra-expérimentaux mais on ne saura qu'en essayant.
L'exemple auquel tu répondais (aurais du répondre) c'était que le mécanisme qui marchait le mieux (le camembert) c'était celui qui justement d'après une analyse précises et difficile à contredire est celui qui en théorie marche le plus mal.
Le fond du problème, et c'était déjà le problème avec GNOME2 et la position des boutons OK et CANCEL et le dialogue de sélection des fichiers, c'est de prendre des positions ultra théoriques, de ne pas les justifier, d'essayer de les imposer, de se prendre dans la gueule la réaction des utilisateurs qui ont le tort de vivre dans le monde réel et d'y répondre par des argumentations spécieuses et creuses parce que les théories qui ont présidé à certains choix sont tout autant des a priori que les soi disant mauvaises pratiques qu'elles sont censées remplacées.
Un exemple très concret: le bouton arrêt qui disparait et qui est remplacé par suspend.
J'aime beaucoup suspend. Je préfère utiliser suspend que arrêt dans beaucoup de cas.
Il y a juste un problème: suspend ne marche toujours pas avec pas mal de systèmes sur linux.
C'est ça le monde réel. On s'en fout de la théorie dans le monde réel, si 10% de tes utilisateurs ont suspend qui plante, on s'en fout que ce soit "mieux", ce n'est simplement pas possible de lui faire remplacer "arrêt" ou alors tu perds 10% de tes utilisateurs.
Et c'est l'ensemble de ces petites décisions, qui font disparaitre les nouveaux utilisateurs de linux petit à petit au cours des premiers mois où ils l'essayent; pas le monopole, pas les distros, ce ne sont que des facteurs aggravant.
Et de voir des gens qui n'ont toujours pas commencé à cerner le problème, qui n'ont toujours pas commencé à accepter qu'ils sont une des sources du problème dire "qu'est ce qui fait que linux ne marche pas sur le desktop?" et répondre tout de suite après: "c'est les distros, on va les remplacer" m'a fait hurler de rire, un rire jaune bien sur.
Mais bien sur! Incapables d'avoir le moindre recul par rapport à leurs décisions et à ce qui y préside, incapables d'avoir la moindre écoute avec les utilisateurs et de répondre à leurs attentes (ubuntu fixait beaucoup de problème de GNOME dans sa distro par exmple), ils vont nous faire un OS.
Bon courage quand vous allez découvrir la complexité de mettre ensemble toute les briques (parce que GNOME même si c'est un sacré merdier, c'est rien à coté d'une distro) et surtout la complexité et le mordage de couilles permanent qu'est le fait de gérer les utilisateurs (ce que ne font pas la plupart des distros et que n'a jamais fait GNOME).
Donc je tiens à voir ce que tu vas réaliser dans ton projet, notamment en terme de consultation d'utilisateurs. Parce que les consultations entre devs qui pensent la même chose et qui s'autocongratulent à cinq sur googleplus, c'est pas vraiment une nouveauté dans le monde des desktop linux (avant c'était à cinq dans un (削除) garage (削除ここまで)chat irc).
J'ai bien l'impression qu'une fois tous les facteurs mis bouts à bouts, en les mettant en relation avec les ressources disponibles, des TOP-BOTTOM approach soit finalement considérés de très bons compromis par rapport à des réalisations théoriquement géniales qui ne se connectent pas avec les vrais usages des utilisateurs.
Mais on s'en fout, les tablettes arrivent, il faut être prêts pour 2020, tant pis si on s'aliène nos derniers utilisateurs fidèles.
[^] # Re: Noms des applications
Posté par imr . En réponse à la dépêche GNOME 3.4 : l'émergence des applications. Évalué à 10.
Si je comprends bien ton raisonnement, les égyptiens faisaient de la science, mais ils se sont trompés et ont tatonné pas mal de temps.
Or, le domaine discuté tatonne beaucoup et se trompe souvent, donc c'est de la science.
Ca me rappelle le premier mois du cour de philo bateau de terminale, juste après "la table existe t elle ?" et "qu'est ce que le langage": "socrate et les sophistes".
L'exemple auquel tu répondais (aurais du répondre) c'était que le mécanisme qui marchait le mieux (le camembert) c'était celui qui justement d'après une analyse précises et difficile à contredire est celui qui en théorie marche le plus mal.
Le fond du problème, et c'était déjà le problème avec GNOME2 et la position des boutons OK et CANCEL et le dialogue de sélection des fichiers, c'est de prendre des positions ultra théoriques, de ne pas les justifier, d'essayer de les imposer, de se prendre dans la gueule la réaction des utilisateurs qui ont le tort de vivre dans le monde réel et d'y répondre par des argumentations spécieuses et creuses parce que les théories qui ont présidé à certains choix sont tout autant des a priori que les soi disant mauvaises pratiques qu'elles sont censées remplacées.
Un exemple très concret: le bouton arrêt qui disparait et qui est remplacé par suspend.
J'aime beaucoup suspend. Je préfère utiliser suspend que arrêt dans beaucoup de cas.
Il y a juste un problème: suspend ne marche toujours pas avec pas mal de systèmes sur linux.
C'est ça le monde réel. On s'en fout de la théorie dans le monde réel, si 10% de tes utilisateurs ont suspend qui plante, on s'en fout que ce soit "mieux", ce n'est simplement pas possible de lui faire remplacer "arrêt" ou alors tu perds 10% de tes utilisateurs.
Et c'est l'ensemble de ces petites décisions, qui font disparaitre les nouveaux utilisateurs de linux petit à petit au cours des premiers mois où ils l'essayent; pas le monopole, pas les distros, ce ne sont que des facteurs aggravant.
Et de voir des gens qui n'ont toujours pas commencé à cerner le problème, qui n'ont toujours pas commencé à accepter qu'ils sont une des sources du problème dire "qu'est ce qui fait que linux ne marche pas sur le desktop?" et répondre tout de suite après: "c'est les distros, on va les remplacer" m'a fait hurler de rire, un rire jaune bien sur.
Mais bien sur! Incapables d'avoir le moindre recul par rapport à leurs décisions et à ce qui y préside, incapables d'avoir la moindre écoute avec les utilisateurs et de répondre à leurs attentes (ubuntu fixait beaucoup de problème de GNOME dans sa distro par exmple), ils vont nous faire un OS.
Bon courage quand vous allez découvrir la complexité de mettre ensemble toute les briques (parce que GNOME même si c'est un sacré merdier, c'est rien à coté d'une distro) et surtout la complexité et le mordage de couilles permanent qu'est le fait de gérer les utilisateurs (ce que ne font pas la plupart des distros et que n'a jamais fait GNOME).
Donc je tiens à voir ce que tu vas réaliser dans ton projet, notamment en terme de consultation d'utilisateurs. Parce que les consultations entre devs qui pensent la même chose et qui s'autocongratulent à cinq sur googleplus, c'est pas vraiment une nouveauté dans le monde des desktop linux (avant c'était à cinq dans un
(削除) garage (削除ここまで)chat irc).J'ai bien l'impression qu'une fois tous les facteurs mis bouts à bouts, en les mettant en relation avec les ressources disponibles, des TOP-BOTTOM approach soit finalement considérés de très bons compromis par rapport à des réalisations théoriquement géniales qui ne se connectent pas avec les vrais usages des utilisateurs.
Mais on s'en fout, les tablettes arrivent, il faut être prêts pour 2020, tant pis si on s'aliène nos derniers utilisateurs fidèles.