• [^] # Re: Belle déformation

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Être propriétaire d'un logiciel libre. Évalué à 2.

    Ah merci de ton commentaire, car ce sont des commentaires de ce genre que j'attends.

    Le problème est que tu mélanges des notions de propriété matérielle avec des notions de possessions immatérielles.

    Déjà tu commences par une dissociations propriété/possession, est-ce que l'on retrouve cette dissociation dans le droit ? En fait je n'aime pas du tout l'expression de "propriété intellectuelle", et je n'ai assumé ce terme de propriété que parce qu'on l'entend partout. Mais je pense que le terme de "possession" n'est pas meilleur.

    J'ai joué le jeu d'appliquer la définition de propriété pour voir si ça marchait. On y arrive plus ou moins avec des pirouettes (la copie) et des déformations que d'autres pointent du doigt.

    Toi-même, malgré tes guillemets, tu ne peux t'empêcher de dire qu'une œuvre "appartient" à son auteur, pourtant dans ton "bref" tu dis bien qu'il n'y a pas de propriétaire mais que des auteurs.

    Je me demande si la source de toutes ces confusions n'est pas le fait justement d'avoir confondu auteur et propriétaire ? Par exemple, il est très répandu que les gens posent des "copyright mon nom" partout. Dans la plupart des cas, ils veulent juste qu'on sache que c'est eux qui l'ont écrit et ils confondent "je suis l'auteur" avec "tout droit réservé".

    Deux exemples significatifs tirés de la vraie vie :

    • Récemment j'ai vu dans un magazine "© Michel Ange" à coté d'une peinture de Michel Ange : le gars voulait juste dire que c'était une peinture de Michel Ange.
    • Il y a aussi des gens qui écrivent des partitions pour des cérémonies religieuses et qui écrivent systématiquement "copyright moi" sans s'imaginer que par là même ils écrivent "interdit de s'en servir pour une cérémonie religieuse" (ça va faire plaisir aux anticléricaux de DLFP ;)

    En plus de l'absurdité d'utiliser un concept anglo-saxon (le copyright ne veut rien dire en France) cela témoigne surtout d'une confusion d'intérêts. Au final tout le monde parle de propriété alors que c'est un terme qui ne peut pas s'appliquer. Dans ce cas là on ne peut même jamais parler de logiciel "propriétaire" puisque, par exemple, même Microsoft n'est pas propriétaire de Windows et n'en est que l'auteur (à la rigueur le détenteur des droits sur le logiciel, mais pas le détenteur du logiciel).

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