En fait je ne me pose plus de questions dans le domaine du droit d'auteur usuel. Il me semble clairement abusif. Mes questions avaient un petit côté rhétorique visant à souligner le côté très raide que représente une clause ND. Comme le souligne plus loin baud123 il arrive que des auteurs sélectionnent cette clause par erreur ; alors ne vaut-il pas mieux prévenir sur le côté contre-nature et anti culture de l'application de cette clause ?
En particulier vous affirmez :
« Je ne suis pas avocat, mais il me semble que les usages que tu as cité (penser et écrire sur une œuvre...) relèvent tous du bon sens et sont autorisés aujourd'hui. Bref, la jurisprudence ND t'entoure, et on survit. »
Hors il me semble que l'on survit en enfreignant quotidiennement la volonté de certains auteurs. Voici un exemple moins outrancier que les précédents : si vos petits enfants écoutent des comptines et que vous les chantiez sur le chemin de l'école ... vous voici en flagrant délit de contrefaçon.
Évidemment dans certains domaines de certains arts privateurs l'interdiction des œuvres dérivées paraît censée : comment le parolier vivra-t-il de son art si tout un chacun peut faire exploitation commerciale de son texte en l'interprétant (œuvre dérivée donc). Mais, même dans ce cas bien particulier, il me semble qu'il est abominable de ne pas factoriser l'interdiction des œuvres commerciales et des œuvres dérivées. Car ne pas le faire revient à piéger l'utilisateur et à se poser en terminateur de la culture.
Encore une remarque :
Ce qui précède porte uniquement sur l'usage générique des clauses ND. Il ne s'agit en aucun cas de jeter la pierre à Ph. Aigrain (sans prendre position quant à ses propositions). En effet, dans le cas bien particulier de son livre, le public visé est apparemment si rigide que le seul fait d'avoir choisi une licence creative commons (même la moins libre) pourrait lui paraître un véritable casus belli et obérer l'éventualité d'échanges constructifs. Le choix d'une licence libre apparaîtrait donc nécessairement contre-productif ici.
« Tu peux donc te poser les mêmes questions sur toutes les œuvres de l'esprit avec lesquelles tu interagis quotidiennement [...] »
L'immense majorité est sous GPL, BSD ou autre licences libres :-)
[^] # Re: Licence
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sortie du livre "Sharing", par Philippe Aigrain. Évalué à 3.
En fait je ne me pose plus de questions dans le domaine du droit d'auteur usuel. Il me semble clairement abusif. Mes questions avaient un petit côté rhétorique visant à souligner le côté très raide que représente une clause ND. Comme le souligne plus loin baud123 il arrive que des auteurs sélectionnent cette clause par erreur ; alors ne vaut-il pas mieux prévenir sur le côté contre-nature et anti culture de l'application de cette clause ?
En particulier vous affirmez :
Hors il me semble que l'on survit en enfreignant quotidiennement la volonté de certains auteurs. Voici un exemple moins outrancier que les précédents : si vos petits enfants écoutent des comptines et que vous les chantiez sur le chemin de l'école ... vous voici en flagrant délit de contrefaçon.
Évidemment dans certains domaines de certains arts privateurs l'interdiction des œuvres dérivées paraît censée : comment le parolier vivra-t-il de son art si tout un chacun peut faire exploitation commerciale de son texte en l'interprétant (œuvre dérivée donc). Mais, même dans ce cas bien particulier, il me semble qu'il est abominable de ne pas factoriser l'interdiction des œuvres commerciales et des œuvres dérivées. Car ne pas le faire revient à piéger l'utilisateur et à se poser en terminateur de la culture.
Encore une remarque :
Ce qui précède porte uniquement sur l'usage générique des clauses ND. Il ne s'agit en aucun cas de jeter la pierre à Ph. Aigrain (sans prendre position quant à ses propositions). En effet, dans le cas bien particulier de son livre, le public visé est apparemment si rigide que le seul fait d'avoir choisi une licence creative commons (même la moins libre) pourrait lui paraître un véritable casus belli et obérer l'éventualité d'échanges constructifs. Le choix d'une licence libre apparaîtrait donc nécessairement contre-productif ici.
L'immense majorité est sous GPL, BSD ou autre licences libres :-)
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace