• [^] # Re: boycotter ... jusqu'où ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Le libre accès et l'appel au boycott contre Elsevier. Évalué à 2. Dernière modification le 24 janvier 2012 à 18:45.

    La qualité scientifique d'un article est évaluée par des pairs qui relisent l'article. Pour ce faire ils ont besoin d'avoir accès aux articles cités en référence. Citer un article « fermé » c'est compromettre le travail du relecteur. Bien entendu, s'il est sérieux ce dernier pourrait simplement retourner l'œuvre sans l'évaluer. Mais sinon, il peut considérer comme naturel de ne pouvoir accéder à l'intégralité des sources, et du coup produire donner une évaluation mal fondée. Hors c'est précisément ce qui se passe dans le système actuel : trop d'articles, trop d'éditeurs, trop d'abonnements ...

    Elle dit qu'elle ne comprend pas. Allons-y pas à pas :

    1.

    La qualité scientifique d'un article est évaluée par des pairs qui relisent l'article.

    Vous faites référence aux reviewers ? Si oui, la suite de votre commentaire montre une très mauvaise connaissance de la façon dont le processus de review fonctionne...

    2.

    Pour ce faire ils ont besoin d'avoir accès aux articles cités en référence.

    De quels articles de référence parlez-vous ? De ceux cités par le papier à reviewer ?

    3.

    Citer un article « fermé » c'est compromettre le travail du relecteur. Bien entendu, s'il est sérieux ce dernier pourrait simplement retourner l'œuvre sans l'évaluer.

    Gni ? Un reviewer, c'est un scientifique. Donc, comme les autres pairs scientifiques, il a accès aux ressources en général parce qu'il/elle fait partie d'un établissement qui fonctionne comme celui où sont les auteurs ayant soumis l'article pour review, à savoir par abonnement. Enfin, le reviewer est un-e spécialiste du domaine en question, donc n'a généralement pas besoin d'aller lire tous les articles cités pour évaluer le travail soumis pour appréciation. En fait, lors de l'appréciation, on n'évalue pas combien bien Mr./Mme Tartampion, PhD, a bien compris toute la biblio cité, mais quelles pertinence, nouveauté et rigueur apportent l'étude soumise pour évaluation. Si vous pensez qu'à chaque fois qu'un reviewer reçoit un papier, il lit les (souvent) dizaines et dizaines de références, vous vous trompez.

    4.

    il peut considérer comme naturel de ne pouvoir accéder à l'intégralité des sources, et du coup produire donner une évaluation mal fondée. Hors c'est précisément ce qui se passe dans le système actuel : trop d'articles, trop d'éditeurs, trop d'abonnements ...

    Gni ? D'une, ce n'est pas parce qu'un reviewer lira toutes les réfs citées par une étude soumise à l'évaluation de l'article soumis sera bien fondée. Il ne faut pas oublier que les auteurs citent des travaux précédents pour expliquer/enrichir/situer leurs motivations et l'interprétation de leurs résultats. Autrement dit, ce n'est pas parce que je prendrai un cours de programmation en C que je saurai à sa fin écrire des drivers noyau...

    Enfin, vous mélangez plusieurs problématiques qui sont le paper glut ou l'avalanche d'articles à laquelle on assiste depuis quelques décennies, mais qui n'a pas grand-chose à voir avec l'accès ouvert. Je n'ai pas bien compris pourquoi un nombre important d'éditeurs devrait obligatoirement poser problème, comme vous semblez le dire... Ou encore le nombre d'abonnements...

    Bref, ce serait cool que vous précisiez votre pensée :)