[...] ce sont les éditeurs et producteurs qui ont le plus de pouvoir au niveau de la diffusion et de la rémunération des créateurs car c'est eux qui structurent la diffusion des œuvres.
Oui et non. Ce qu'on entend souvent dire, c'est que ceux-ci perdent de l'argent parce qu'ils font face à une nouvelle concurrence : de la même manière que les moines copistes sont devenus inutiles pour copier les livres une fois l'imprimerie apparue, les diffuseurs deviennent inutiles depuis que c'est le public internaute qui se charge de la diffusion.
En toute logique, les diffuseurs devraient être morts depuis longtemps, balayés par la dure loi du marché. Cependant, l'industrie du divertissement reste forte, parce que ses acteurs cumulent trois fonctions : financer, promouvoir, diffuser.
Pour la diffusion et le financement, on peut se passer de l'industrie du divertissement, on l'a prouvé à maintes reprises. C'est pour la promotion que le bât blesse : d'une part parce que nous sommes dans une phase de transition (malgré l'existence d'Internet, il y a encore beaucoup trop de gens qui aiment donner du temps de cerveau aux grands médias), d'autre part parce qu'il s'agit là de la clé de voûte du pouvoir de l'industrie du divertissement (et de tout pouvoir en général), qui s'y agrippera jusqu'à son dernier souffle : le contrôle de l'information.
Enfin, comme le souligne Grunt plus haut, pratiquement tout le monde, y compris les pirates les plus engagés, se soumet au pouvoir des majors sur l'information : les contenus les plus partagés et les plus financés restent ceux qui sont mis en avant via les moyens de diffusion centralisés.
Le monopole de diffusion et de financement de l'industrie du divertissement est massivement remis en cause depuis très longtemps. Son monopole sur la promotion est massivement accepté, souvent de façon totalement inconsciente. Il est temps que nous prenions conscience que l'industrie du divertissement ne mourra pas tant que nous partageons et/ou finançons les contenus qu'elle a choisi pour nous.
La promotion de la culture partageable est à mon avis essentielle, et urgente, si nous voulons mettre fin à la guerre contre le partage, et en ressortir vainqueurs.
[^] # Re: Heu..
Posté par gnuzer . En réponse au journal Sénat : Liberté de l'Internet et rémunération des créateurs. Évalué à 6.
Oui et non. Ce qu'on entend souvent dire, c'est que ceux-ci perdent de l'argent parce qu'ils font face à une nouvelle concurrence : de la même manière que les moines copistes sont devenus inutiles pour copier les livres une fois l'imprimerie apparue, les diffuseurs deviennent inutiles depuis que c'est le public internaute qui se charge de la diffusion.
En toute logique, les diffuseurs devraient être morts depuis longtemps, balayés par la dure loi du marché. Cependant, l'industrie du divertissement reste forte, parce que ses acteurs cumulent trois fonctions : financer, promouvoir, diffuser.
Pour la diffusion et le financement, on peut se passer de l'industrie du divertissement, on l'a prouvé à maintes reprises. C'est pour la promotion que le bât blesse : d'une part parce que nous sommes dans une phase de transition (malgré l'existence d'Internet, il y a encore beaucoup trop de gens qui aiment donner du temps de cerveau aux grands médias), d'autre part parce qu'il s'agit là de la clé de voûte du pouvoir de l'industrie du divertissement (et de tout pouvoir en général), qui s'y agrippera jusqu'à son dernier souffle : le contrôle de l'information.
Enfin, comme le souligne Grunt plus haut, pratiquement tout le monde, y compris les pirates les plus engagés, se soumet au pouvoir des majors sur l'information : les contenus les plus partagés et les plus financés restent ceux qui sont mis en avant via les moyens de diffusion centralisés.
Le monopole de diffusion et de financement de l'industrie du divertissement est massivement remis en cause depuis très longtemps. Son monopole sur la promotion est massivement accepté, souvent de façon totalement inconsciente. Il est temps que nous prenions conscience que l'industrie du divertissement ne mourra pas tant que nous partageons et/ou finançons les contenus qu'elle a choisi pour nous.
La promotion de la culture partageable est à mon avis essentielle, et urgente, si nous voulons mettre fin à la guerre contre le partage, et en ressortir vainqueurs.