• [^] # Re: même problème du coté des sysadmins

    Posté par . En réponse au journal Mais où sont les stagiaires curieux et passionnés ?. Évalué à 8.

    Bon, je suis dans un domaine (recherche) qui a tendance à être chronophage et les horaires sont ultra souples -- par contre la semaine, on ne sait pas trop quand elle commence ou finit (genre je bosse "moyennement" le lundi, mais le weekend précédent j'ai bossé comme un fou pour un article, ou une proposition de financement, ou...). J'ai aussi bossé dans des boites avant ça (pour des stages en IUT et école d'ingé), avec des horaires plus ou moins fixes.

    Apres avoir pas mal discuté avec des amis (pas qu'informaticiens), je retire trois règles de base :

    1. L'heure c'est l'heure, en général.
    2. Parfois il y a une urgence, et un technicien (DUT ou BTS ou ...) n'est pas tenu de rester, même si beaucoup le font. Et c'est très bien comme ça. Comme me disait notre prof d'IUT à l'époque : "Vous savez ce qui change entre le boulot d'un ingénieur et le votre ? Le salaire." (il parlait dans le cadre de développement logiciel) Puis d'ajouter : "Enfin, si y'a un truc quand même : le technicien n'est pas censé gérer l'imprévu." Le mec qui est cadre/ingénieur, etc., lui est payé entre autres pour gérer les urgences et les imprévus. En bref, il est payé pour être "chef" (même si ce n'est que de lui-même). :-)
    3. Parfois il y a des taches planifiées, qui sortent des horaires traditionnels. Je pense qu'il est normal de demander de contribuer dans ces cas-là.

    Mon expérience perso a été très diverse (que dans des petites boites) :

    1. Premier stage, j'étais le seul infoteux "pur jus" (admin & sécu) a l'exception de mon maitre de stage, dans une petite entreprise composée principalement de commerciaux (qui eux bossent avec des horaires fixes vu qu'ils devaient répondre au tél/mail pour les clients etc.). A cause de cela, j'étais moi aussi obligé d’être à l'heure (9h du mat), et j'avoue que je suis pas trop du matin. En pratique je me suis fait remonter les bretelles ca l'époque car j'arrivais entre 5 et 10 minutes en retard. Par contre j'adorais mon boulot la-bas, du coup je partais non pas à 18h30 (comme la plupart des employés) mais à 19h30... Quand le dernier de la boite (avec les clefs des locaux) me disait "on ferme".
    2. Deuxième stage, les horaires étaient plus souples (il fallait arriver à 9h-9h30, et partir du coup vers 18h-18h30 en fonction). Ce que j'ai beaucoup, BEAUCOUP aimé pendant ce stage c'est que, lorsqu'il a fallu que nous restions plus longtemps (je crois que nous avons fini vers 10h ce soir-là), l'un des responsables était réellement embêté, et c'est nous, stagiaires, qui avons insisté pour rester parce que le client testait le lendemain vers 8h. Réaction : "OK, mais on vous paie la bouffe ce soir, et le taxi." Leur objectif était réellement que la boite ferme ses portes le soir à 19h. Ce qui a fait que nous, stagiaires, ayons insisté, était aussi que l'équipe était dynamique, ne nous traitait pas comme des robots, et prenait en compte notre avis lorsqu'on émettait des doutes (au niveau technique bien sur) sur la direction que pouvait parfois prendre le projet.
    3. Troisième stage : "projet de fin d'étude" (stage de dernière année d'école d'ingé), ou j'ai compris ce qu'était être un code monkey. Alors que j'étais censé effectuer quelque chose de technique, certes, mais qui montrait que je pouvais fonctionner comme ingénieur "junior", j'ai eu moins de responsabilités que jamais (comparé aux stages d'IUT et stage "technicien" de début d'école), et je ne faisais que des formulaire web en j2ee/struts/hibernate, etc. Niveau horaire, c'était plutôt souple (tant qu'on arrivait dans les 9h-9h30 la plupart du temps, arriver de temps en temps à 10h ça allait). Par contre la boite était vraiment située loin de tout, et je me tapais 3h de transport par jour. Du coup, quand le chef de projet me disait "ce serait bien si tu pouvais finir ça ce soir" à 19h, c'était non. Parce que 19h, c'était la dernière limite pour chopper le bus qui mène à la gare qui me mène à l'autre gare qui me mène chez moi. Accessoirement, tous les RER semi-directs devenaient omnibus après 18h30...
    4. Stage Master recherche : bon ben c'est un monde très différent, donc je refuse de comparer. :)

    Bref, comme ce qui a été dit précédemment, l'ambiance dans l'équipe, la façon dont on a l'impression d’être valorisé, etc., est très importante, et le projet sur lequel on bosse aussi. Mais vraiment, vraiment, le cotée humain/l'environnement est primordial.