Sur le principe, est-ce que des plantes qui auraient besoin de moins d'eau pour pousser sont mauvaises? Si le gène se transmet à d'autres plantes, on aura alors encore plus de plantes résistantes à la sécheresse et c'est plutôt une bonne nouvelle je trouve (contrairement à des plantes résistantes aux pesticides)
Sur le principe, on peut discuter. Le problème c'est que des OGM dans la nature se répandent. Dès que c'est planté en plein champ, on a plus le contrôle de la dissémination. Du coup, si dans 15 ans on découvre qu'en fait les OGM qu'on a planté ne sont pas si tops, ben on aura l'air con car on ne pourra pas faire marche arrière. C'est à mon avis l'énorme problème des OGM : on a besoin de recul pour savoir si c'est vraiment une solution, mais on ne peut pas juste en planter dans quelques champs et espérer empêcher la dissémination. Je préfère être trop prudent plutôt que pas assez.
Le second problème, c'est pas tant les OGM en tant que tels, mais les entreprises et les intérêts économiques derrière. Il suffit de lire les quelques articles cités dans ce journal pour se rendre compte que c'est la mafia et que les entreprises qui essaient de promouvoir les OGM ont très très peu de scrupules et essaient plus de forcer leur utilisation que de réellement convaincre de leur utilité.
La troisième chose, c'est que je n'ai pas très bien compris le problème que les OGM essaient de résoudre. On essaie de les présenter comme la solution à la faim dans le monde, mais la faim n'est pas un problème de production de nourriture, mais simplement de répartition. On arrive à nourrir tout le monde demain si on réfléchit un peu à ce qu'on fait et qu'on arrête de manger de la viande de boeuf 2 fois par jour 365 jours par année.
Enfin bref, je ne suis pas vraiment opposé aux OGM sur le principe et c'est bien qu'on fasse de la recherche dans le domaine, mais pour l'instant, la filière industrielle n'inspire vraiment pas confiance.
[^] # Re: Blanc ou noir?
Posté par Jux . En réponse au journal Le monde selon Gates. Évalué à 10.
Sur le principe, on peut discuter. Le problème c'est que des OGM dans la nature se répandent. Dès que c'est planté en plein champ, on a plus le contrôle de la dissémination. Du coup, si dans 15 ans on découvre qu'en fait les OGM qu'on a planté ne sont pas si tops, ben on aura l'air con car on ne pourra pas faire marche arrière. C'est à mon avis l'énorme problème des OGM : on a besoin de recul pour savoir si c'est vraiment une solution, mais on ne peut pas juste en planter dans quelques champs et espérer empêcher la dissémination. Je préfère être trop prudent plutôt que pas assez.
Le second problème, c'est pas tant les OGM en tant que tels, mais les entreprises et les intérêts économiques derrière. Il suffit de lire les quelques articles cités dans ce journal pour se rendre compte que c'est la mafia et que les entreprises qui essaient de promouvoir les OGM ont très très peu de scrupules et essaient plus de forcer leur utilisation que de réellement convaincre de leur utilité.
La troisième chose, c'est que je n'ai pas très bien compris le problème que les OGM essaient de résoudre. On essaie de les présenter comme la solution à la faim dans le monde, mais la faim n'est pas un problème de production de nourriture, mais simplement de répartition. On arrive à nourrir tout le monde demain si on réfléchit un peu à ce qu'on fait et qu'on arrête de manger de la viande de boeuf 2 fois par jour 365 jours par année.
Enfin bref, je ne suis pas vraiment opposé aux OGM sur le principe et c'est bien qu'on fasse de la recherche dans le domaine, mais pour l'instant, la filière industrielle n'inspire vraiment pas confiance.