Tu écris « L'Etat est bien de droit, et n'a rien à voir avec la droite » et j'essaie, sans nier qu'il soit de droit, de te prouver que l'Etat est parfois aussi de droite, en ce sens que des personnes de droite sont nommées aux postes sensibles pour prendre des décisions partisanes. Autrement dit, une partie de l'État est au service prioritaire de l'UMP et de ses proches (parce que ce parti est au pouvoir, je ne compare pas la droite et la gauche sur ce sujet). Je pourrais ajouter que l'orientation politique de certaines directives de l'État accentue sa coloration, par exemple avec la circulaire Guéant qui ne change pas le droit, mais en fait une interprétation de droite (extrême).
Je ne nie pas que globalement nous soyons dans un État de droit, mais je ne vois pas pourquoi cela impliquerait qu'il ne serait pas aussi de droite. Les procureurs respectent globalement le droit, mais sont-ils pour autant neutres ? Le parquet de Paris a le droit de plaider la relaxe pour les emplois fictifs de la mairie de Paris, mais est-ce équilibré ? Le procureur de Nanterre a le droit de demander à l'Élysée quelles décisions il doit prendre dans les affaires sensibles, mais est-ce juste ? On pourrait en dire de même des préfets. Dans la marge de liberté et d'interprétation laissée par la loi, l'État n'est aujourd'hui pas équilibré, et souvent il penche clairement à droite, quitte à tordre l'esprit des lois.
[^] # Re: Cette merveilleuse justice...
Posté par rogo . En réponse à la dépêche Google Suggest : 50.000 euros de dommages et intérêts pour injure publique. Évalué à 1.
Tu écris « L'Etat est bien de droit, et n'a rien à voir avec la droite » et j'essaie, sans nier qu'il soit de droit, de te prouver que l'Etat est parfois aussi de droite, en ce sens que des personnes de droite sont nommées aux postes sensibles pour prendre des décisions partisanes. Autrement dit, une partie de l'État est au service prioritaire de l'UMP et de ses proches (parce que ce parti est au pouvoir, je ne compare pas la droite et la gauche sur ce sujet). Je pourrais ajouter que l'orientation politique de certaines directives de l'État accentue sa coloration, par exemple avec la circulaire Guéant qui ne change pas le droit, mais en fait une interprétation de droite (extrême).
Je ne nie pas que globalement nous soyons dans un État de droit, mais je ne vois pas pourquoi cela impliquerait qu'il ne serait pas aussi de droite. Les procureurs respectent globalement le droit, mais sont-ils pour autant neutres ? Le parquet de Paris a le droit de plaider la relaxe pour les emplois fictifs de la mairie de Paris, mais est-ce équilibré ? Le procureur de Nanterre a le droit de demander à l'Élysée quelles décisions il doit prendre dans les affaires sensibles, mais est-ce juste ? On pourrait en dire de même des préfets. Dans la marge de liberté et d'interprétation laissée par la loi, l'État n'est aujourd'hui pas équilibré, et souvent il penche clairement à droite, quitte à tordre l'esprit des lois.