Hmm... oui et non.
C'est là que le sujet devient délicat.
Si j'écris en gros sur un site perso "Mort aux Arabes!" en première page, en gras, gros, police 100, avec petite mention "C'est ce que les manifestants néo-nazis ont scandé tout le long de leur flash mob le jour de [blablabla]", puis-je dire que ben non c'est pas ma faute hein, c'est eux qui l'ont dit?
Probablement pas, parce qu'on me dira que je l'ai bien mis sur ma page d'accueil, et pas eux. Et on aura bien raison, non?
Et pourtant, qu'est-ce qui est puni, que je l'ai écrit activement sur ma page d'accueil, ou que ça y soit? La dernière déclenche la plainte, la première confirme la culpabilité, dirait-on.
Si j'avais dit "c'est pas moi! c'est des pirates qui l'ont mis! pas réussi à retirer ça avant la plainte!" (sait-on jamais, on parle d'un cas hypothétique).
Alors la justice se serait sans doute faite plus clémente, et peut-être aurais-je été considéré moi aussi comme une victime.
Alors où est la frontière? Et bien c'est là que les "justices par le bon sens" ne vont plus s'accorder:
* C'est le résultat d'un algorithme combiné avec les agissements d'un grand nombre: pas de ma faute!
* J'ai la maitrise du site, j'aurais pu enlever cette mention manuellement il y a bien longtemps: c'est de ma faute!
Ici, je pense que le juge a tranché pour la deuxième option. Et Google n'a pas réussi à se réfugier derrière le premier argument, pour une raison simple: ils font déjà du filtrage et de la censure de résultats. Et j'ose espérer que quand un juge prend une telle décision, elle a du sens pour lui au moment où il la prend. Ce n'est donc pas un problème de pensée absurde.
[^] # Re: Le con se surpasse...
Posté par Maclag . En réponse à la dépêche Google Suggest : 50.000 euros de dommages et intérêts pour injure publique. Évalué à 4.
Hmm... oui et non.
C'est là que le sujet devient délicat.
Si j'écris en gros sur un site perso "Mort aux Arabes!" en première page, en gras, gros, police 100, avec petite mention "C'est ce que les manifestants néo-nazis ont scandé tout le long de leur flash mob le jour de [blablabla]", puis-je dire que ben non c'est pas ma faute hein, c'est eux qui l'ont dit?
Probablement pas, parce qu'on me dira que je l'ai bien mis sur ma page d'accueil, et pas eux. Et on aura bien raison, non?
Et pourtant, qu'est-ce qui est puni, que je l'ai écrit activement sur ma page d'accueil, ou que ça y soit? La dernière déclenche la plainte, la première confirme la culpabilité, dirait-on.
Si j'avais dit "c'est pas moi! c'est des pirates qui l'ont mis! pas réussi à retirer ça avant la plainte!" (sait-on jamais, on parle d'un cas hypothétique).
Alors la justice se serait sans doute faite plus clémente, et peut-être aurais-je été considéré moi aussi comme une victime.
Alors où est la frontière? Et bien c'est là que les "justices par le bon sens" ne vont plus s'accorder:
* C'est le résultat d'un algorithme combiné avec les agissements d'un grand nombre: pas de ma faute!
* J'ai la maitrise du site, j'aurais pu enlever cette mention manuellement il y a bien longtemps: c'est de ma faute!
Ici, je pense que le juge a tranché pour la deuxième option. Et Google n'a pas réussi à se réfugier derrière le premier argument, pour une raison simple: ils font déjà du filtrage et de la censure de résultats. Et j'ose espérer que quand un juge prend une telle décision, elle a du sens pour lui au moment où il la prend. Ce n'est donc pas un problème de pensée absurde.