Je lis des âneries sur un sujet que je connais un peu parce que des proches travaillent dans ce domaine.
Elle est tellement bien la justice que tu défends qu'une femme battue doit partir de chez elle, pas son mari. Ca c'est de la justice !
Article 220-1 du Code Civil :
« Lorsque les violences exercées par l'un des époux mettent en danger son conjoint, un ou plusieurs enfants, le juge peut statuer sur la résidence séparée des époux en précisant lequel des deux continuera à résider dans le logement conjugal. Sauf circonstances particulières, la jouissance de ce logement est attribuée au conjoint qui n'est pas l'auteur des violences. »
Au point que plus de la moitié des plaintes de femmes battues sont retirées par elles-même. Si si tu as raison, c'est une vraie justice.
De ce côté, le problème est surtout culturel. En moyenne, une femme qui se sépare de son conjoint pour violences conjugales a déjà fait 6 essais de séparations. Ce n'est donc que la septième tentative qui est définitive, statistiquement. On trouve assez facilement une documentation fournie sur le sujet, y compris des études sociologiques. Grosso modo, si une femme retire sa plainte pour violences conjugales, c'est peu dû à l'institution judiciaire ou policière, mais plutôt à la peur d'être seule, à ses sentiments pour son conjoint, à la honte d'être battue, et à ses préoccupations pour l'avenir des enfants.
L'Etat n'est certes pas exempt de tout reproche, en particulier avec une politique d'action sociale qui vise avant tout à l'affichage au détriment de l'efficacité. Par exemple, l'action sociale est maintenant souvent soumise à appel d'offres sur critère financier à 70 %, sans requérir de diplômes spécialisés des prestataires, ni évaluation à posteriori de l'efficacité. Autre illustration, l'Etat a versé les allocations des CHRS de début 2011, y compris les centres spécialisés dans l'accueil des femmes battues, avec plusieurs mois de retard : certaines structures n'ont pas résisté.
[^] # Re: Cette merveilleuse justice...
Posté par rogo . En réponse à la dépêche Google Suggest : 50.000 euros de dommages et intérêts pour injure publique. Évalué à 10.
Je lis des âneries sur un sujet que je connais un peu parce que des proches travaillent dans ce domaine.
Article 220-1 du Code Civil :
« Lorsque les violences exercées par l'un des époux mettent en danger son conjoint, un ou plusieurs enfants, le juge peut statuer sur la résidence séparée des époux en précisant lequel des deux continuera à résider dans le logement conjugal. Sauf circonstances particulières, la jouissance de ce logement est attribuée au conjoint qui n'est pas l'auteur des violences. »
De ce côté, le problème est surtout culturel. En moyenne, une femme qui se sépare de son conjoint pour violences conjugales a déjà fait 6 essais de séparations. Ce n'est donc que la septième tentative qui est définitive, statistiquement. On trouve assez facilement une documentation fournie sur le sujet, y compris des études sociologiques. Grosso modo, si une femme retire sa plainte pour violences conjugales, c'est peu dû à l'institution judiciaire ou policière, mais plutôt à la peur d'être seule, à ses sentiments pour son conjoint, à la honte d'être battue, et à ses préoccupations pour l'avenir des enfants.
L'Etat n'est certes pas exempt de tout reproche, en particulier avec une politique d'action sociale qui vise avant tout à l'affichage au détriment de l'efficacité. Par exemple, l'action sociale est maintenant souvent soumise à appel d'offres sur critère financier à 70 %, sans requérir de diplômes spécialisés des prestataires, ni évaluation à posteriori de l'efficacité. Autre illustration, l'Etat a versé les allocations des CHRS de début 2011, y compris les centres spécialisés dans l'accueil des femmes battues, avec plusieurs mois de retard : certaines structures n'ont pas résisté.