• [^] # Re: utilitaires Unity

    Posté par . En réponse à la dépêche Petites brèves du Logiciel Libre. Évalué à 5.

    Mouais, c'est toujours le même problème : où situer la limite entre les besoins des utilisateurs et les contraintes d'un développement efficace. Clairement, Ubuntu insiste sur le concept de "user experience", l'idée étant de casser l'image d'un Linux difficile à administrer, avec plein de choses imparfaites. Ubuntu vise à produire un Linux qui marche, et a l'ambition de conquérir de nouveaux marchés (typiquement, vu la tronche d'Unity, les tablettes sont un objectif principal).

    Le pépin quand tu fournis une foultitude d'options de configuration, c'est que tu vas ramener (i) une foultitude de bugs qui apparaissent quand on combine 3 options avec une résolution inhabituelle, et (ii) des demandes d'options supplémentaires, car le besoin de configuration est illimité. En plus de ça, tu vas permettre à l'utilisateur de se créer une interface personalisée sous-optimisée, qu'il va installer sur l'ordinateur familial ou sur des PC en libre service, avec le risque de nuire à la fameuse "user experience" ("tiens, j'ai essayé Ubuntu chez Jean-Mi, il faut cliquer en bas pour que les applications s'affichent en haut, c'est bizarre").

    Attention, je ne dis pas que la politique d'Ubuntu est la bonne, ni que j'admire Unity (je l'ai installé sur le portable à la maison, et j'ai un mal fou à m'y faire), mais je pense que les raisons qui poussent Ubuntu à agir de la sorte reposent sur une reflexion solide, et pas sur le délire irrationnel d'un designer psychorigide.

    Il ne faut quand même pas perdre de vue que Linux sur le bureau, c'est quoi, 5% du marché depuis 10 ans, et ça ne bouge pas. Alors quand quelqu'un décide de changer quelque chose, même si je trouve que leur décision n'est pas vraiment habituelle dans l'écosystème du libre, je me dis aussi que les bureaux modulaires avec des milliers d'options existent depuis 20 ans et que ça n'a pas non plus exalté les foules.

    En plus, contrairement aux exemples Microsoftiens que tu cites, 1) c'est du libre, 2) du coup, il est facile de développer des trucs pour changer la configuration, et 3) si tu veux forker Ubuntu, vas-y.