La première, c'est que je n'en ai rien à cirer d'être ringard, au contraire. La mode, c'est ce qui ce démode, et j'ai toujours été fier de ne jamais la suivre.
Ensuite, la sous-traitance informatique n'est absolument pas une nouveauté. Il y a dix ans, vous connaissiez beaucoup de gens qui hébergeaient eux-mêmes leur courrier électronique, leur site Web ? Avoir son courrier chez Caramail et son site Web chez Geocities, c'était déjà de l'informatique brumeuse^Wfumeuse^Wnébuleuse.
Enfin, je ne suis pas plus inquiet que ça tant que la possibilité de ne pas sous-traiter ses services existe. Et elle existe. Pour le stockage de données par exemple, le prix du stockage local est très faible. Pour la bureautique, les utilisateurs de Google Docs peuvent repasser à LibreOffice n'importe quand, d'autant que vu les faibles fonctionnalités de Google Docs il ne risque pas de leur manquer grand chose. Pour la communication, il y a le courrier électronique et Jabber. Etc.
D'une façon générale, l'essentiel est pour moi la possibilité, de façon aussi bien négative que positive. Par exemple, lorsque je parle de DRM, l'important pour moi n'est pas que les geôliers abusent ou non, mais qu'ils aient la possibilité de le faire. Pour la sous-traitance c'est pareil, l'important est de pouvoir faire soi-même. Que des gens, des entreprises, démissionnent progressivement et sous-traitent à tout-va des choses qu'ils pourraient aussi bien faire en local, grand bien leur fasse, dans le meilleur des cas ils pourront changer d'avis, dans le pire des cas ils pourront se retrouver dans la merde à cause de leur manque de jugement, mais l'essentiel est qu'ils aient eu la possibilité de ne pas se mettre dans la merde.
# Bof
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Nous vivons des temps formidables, ou comment nous sommes en train de devenir has-been.. Évalué à 10.
Pas plus inquiet que ça pour plusieurs raisons.
La première, c'est que je n'en ai rien à cirer d'être ringard, au contraire. La mode, c'est ce qui ce démode, et j'ai toujours été fier de ne jamais la suivre.
Ensuite, la sous-traitance informatique n'est absolument pas une nouveauté. Il y a dix ans, vous connaissiez beaucoup de gens qui hébergeaient eux-mêmes leur courrier électronique, leur site Web ? Avoir son courrier chez Caramail et son site Web chez Geocities, c'était déjà de l'informatique brumeuse^Wfumeuse^Wnébuleuse.
Enfin, je ne suis pas plus inquiet que ça tant que la possibilité de ne pas sous-traiter ses services existe. Et elle existe. Pour le stockage de données par exemple, le prix du stockage local est très faible. Pour la bureautique, les utilisateurs de Google Docs peuvent repasser à LibreOffice n'importe quand, d'autant que vu les faibles fonctionnalités de Google Docs il ne risque pas de leur manquer grand chose. Pour la communication, il y a le courrier électronique et Jabber. Etc.
D'une façon générale, l'essentiel est pour moi la possibilité, de façon aussi bien négative que positive. Par exemple, lorsque je parle de DRM, l'important pour moi n'est pas que les geôliers abusent ou non, mais qu'ils aient la possibilité de le faire. Pour la sous-traitance c'est pareil, l'important est de pouvoir faire soi-même. Que des gens, des entreprises, démissionnent progressivement et sous-traitent à tout-va des choses qu'ils pourraient aussi bien faire en local, grand bien leur fasse, dans le meilleur des cas ils pourront changer d'avis, dans le pire des cas ils pourront se retrouver dans la merde à cause de leur manque de jugement, mais l'essentiel est qu'ils aient eu la possibilité de ne pas se mettre dans la merde.