"D'un côté une définition globale, où chaque "progrès" serait à balancer sur tout ses aspects afin de savoir s'il constitue une avancée bénéfique pour "l'homme". De l'autre une définition précise, où le progrès est évolution, sans notion de balance ni jugement."
Je pense que la première n'est pas une définition. Si tu as une notion floue de "bénéfique", alors cela dépend du point de vue. Cela ne permet pas une discussion générale, cela devient juste une discussion d'opinion. Toute évolution peut être bénéfique et maléfique, selon la situation (personnelle, géographique, temporelle). Pire, cela tend également à entrer dans une classification manichéenne anthropocentriste.
Et, bien que cela mérite de plus amples dévelopements, je pense que cette approche conduit finalement au résultat "toute évolution est négative" vu que, par exemple, inventer l'ampoule électrique met au chômage les fabriquants de bougie.
Je pense que, pour construire une représentation générale (et non-liée à l'observateur), il faut utiliser des concepts qui sont indépendants. Le progrès est donc une évolution, comme tu le dis. Je le définis comme "la possibilité de faire des choses impossibles auparavant".
Le problème c'est que, pour entrer dans ce genre de discussions, il faut s'abstraire de l'émotionnel irrationnel. On l'a bien vu plus haut avec ceux qui crient au scandale si on gère les malades dans les hopitaux comme des poulets dans un abattoirs. C'est une réaction purement irrationnelle qui vient d'un de l'émotion.
Ici, j'ai l'impression que mon interlocuteur définit le progrès comme "ce que moi je trouve bien pour l'humanité". C'est purement émotionnel et irrationnel et ne permet donc pas la discussion générale sur le concept de progrès (après, le débat d'opinions est également intéressant mais sort de ce cadre).
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html
[^] # Re: Ben moi je suis pour
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal société de contrainte et informatique. Évalué à 4.
"D'un côté une définition globale, où chaque "progrès" serait à balancer sur tout ses aspects afin de savoir s'il constitue une avancée bénéfique pour "l'homme". De l'autre une définition précise, où le progrès est évolution, sans notion de balance ni jugement."
Je pense que la première n'est pas une définition. Si tu as une notion floue de "bénéfique", alors cela dépend du point de vue. Cela ne permet pas une discussion générale, cela devient juste une discussion d'opinion. Toute évolution peut être bénéfique et maléfique, selon la situation (personnelle, géographique, temporelle). Pire, cela tend également à entrer dans une classification manichéenne anthropocentriste.
Et, bien que cela mérite de plus amples dévelopements, je pense que cette approche conduit finalement au résultat "toute évolution est négative" vu que, par exemple, inventer l'ampoule électrique met au chômage les fabriquants de bougie.
Je pense que, pour construire une représentation générale (et non-liée à l'observateur), il faut utiliser des concepts qui sont indépendants. Le progrès est donc une évolution, comme tu le dis. Je le définis comme "la possibilité de faire des choses impossibles auparavant".
Le problème c'est que, pour entrer dans ce genre de discussions, il faut s'abstraire de l'émotionnel irrationnel. On l'a bien vu plus haut avec ceux qui crient au scandale si on gère les malades dans les hopitaux comme des poulets dans un abattoirs. C'est une réaction purement irrationnelle qui vient d'un de l'émotion.
Ici, j'ai l'impression que mon interlocuteur définit le progrès comme "ce que moi je trouve bien pour l'humanité". C'est purement émotionnel et irrationnel et ne permet donc pas la discussion générale sur le concept de progrès (après, le débat d'opinions est également intéressant mais sort de ce cadre).
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html