Ce n'est pas parce-que il y a eu croisement de variétés sélectionnées que les plantes obtenues ne sont plus naturelle.
Tout à fait :-)
Ce n'est pas parce que les croisements sont forcés que la plante n'est plus naturelle. C'est un problème de vocabulaire : où commence et où s'arrête la définition d'ogm ? Aucun partisan ne le dit avec précision, bizarrement. Et le terme choisi "ogm" est, en lui même trop générique. Alors prenons nous même la définition la plus couramment admise dans le milieu scientifique : "organisme dont les caractéristiques génétiques ont été manipulés avec précision". Le "avec précision" change tout ;-) Sinon tout notre blé est ogm depuis plus de un siècle, suite aux manipulations massives des semences à la colchicine, puis à la sélection des résultats. Est ce parce que la manipulation a été réalisée de manière empirique que l'on ne devrait pas considérer le blé "landrace" d'aujourd'hui comme ogm ? Hum, bizarre ;-)
Le message "non aux ogm" fait souvent référence à "clones pesticides brevetés" : soit une manipulation allant au delà d'une sélection génétique. Introduisant des caractéristiques n'étant pas issus de lignées, voir même non végétales à des plants.
L'homme utilise la diversité des plantes pour en sélectionner un caractère intéressant.
Oui, ça c'est "l'ogm à papa". Un autre exemple de la porosité de la définition du terme, qui arrange bien du monde, des pro comme des anti. Sur des plantes annuelles, le cas des céréales, c'est bien plus difficile, d'ailleurs. La sélection de caractéristiques ne suffit pas : le croisement de lignées ne donnera pas des plants stables (tel que défini initialement dans les accords européens, point qui protège un peu : sinon ils pourraient vendre de vrais merdes pires qu'aujourd'hui ;p). Chaque individu issu du croisement va laisser apparaître des caractéristiques différents, on peut observer divers phénotypes prenant le dessus. C'est pourquoi il est nécessaire, sur les plantes annuelles et sur d'autres, de passer par des phases, laborieuses, de stabilisation. Ou d'utiliser des process de reproduction/croisements incluant le besoin de stabilisation, tels le cubbing ou le selfing, par exemple. Le cas des plantes annuelles est vraiment intéressant, car en plus les landraces ont une spécificité unique : la stabilité génétique est fortement lié à l'environnement. Ce dont cherche à s'affranchir les premiers croisements modernes : stable du nord au sud de la france :p ça pousse plus ou moins, mais c'est stable. Bref le cas des plantes annuelles est particulièrement "enrichissant".
S'il ne s'agissait vraiment que d' "utiliser la diversité des plantes pour en sélectionner un caractère intéressant." on ferait la bise à Casimir :-)
[^] # Re: Et le catalogue alors ?
Posté par bubar🦥 . En réponse à la dépêche Jean-Pierre Berlan réagit sur « les certificats d'obtention végétale ». Évalué à 3.
Tout à fait :-)
Ce n'est pas parce que les croisements sont forcés que la plante n'est plus naturelle. C'est un problème de vocabulaire : où commence et où s'arrête la définition d'ogm ? Aucun partisan ne le dit avec précision, bizarrement. Et le terme choisi "ogm" est, en lui même trop générique. Alors prenons nous même la définition la plus couramment admise dans le milieu scientifique : "organisme dont les caractéristiques génétiques ont été manipulés avec précision". Le "avec précision" change tout ;-) Sinon tout notre blé est ogm depuis plus de un siècle, suite aux manipulations massives des semences à la colchicine, puis à la sélection des résultats. Est ce parce que la manipulation a été réalisée de manière empirique que l'on ne devrait pas considérer le blé "landrace" d'aujourd'hui comme ogm ? Hum, bizarre ;-)
Le message "non aux ogm" fait souvent référence à "clones pesticides brevetés" : soit une manipulation allant au delà d'une sélection génétique. Introduisant des caractéristiques n'étant pas issus de lignées, voir même non végétales à des plants.
Oui, ça c'est "l'ogm à papa". Un autre exemple de la porosité de la définition du terme, qui arrange bien du monde, des pro comme des anti. Sur des plantes annuelles, le cas des céréales, c'est bien plus difficile, d'ailleurs. La sélection de caractéristiques ne suffit pas : le croisement de lignées ne donnera pas des plants stables (tel que défini initialement dans les accords européens, point qui protège un peu : sinon ils pourraient vendre de vrais merdes pires qu'aujourd'hui ;p). Chaque individu issu du croisement va laisser apparaître des caractéristiques différents, on peut observer divers phénotypes prenant le dessus. C'est pourquoi il est nécessaire, sur les plantes annuelles et sur d'autres, de passer par des phases, laborieuses, de stabilisation. Ou d'utiliser des process de reproduction/croisements incluant le besoin de stabilisation, tels le cubbing ou le selfing, par exemple. Le cas des plantes annuelles est vraiment intéressant, car en plus les landraces ont une spécificité unique : la stabilité génétique est fortement lié à l'environnement. Ce dont cherche à s'affranchir les premiers croisements modernes : stable du nord au sud de la france :p ça pousse plus ou moins, mais c'est stable. Bref le cas des plantes annuelles est particulièrement "enrichissant".
S'il ne s'agissait vraiment que d' "utiliser la diversité des plantes pour en sélectionner un caractère intéressant." on ferait la bise à Casimir :-)
mes 0,0002 cents