• [^] # Re: BEURK

    Posté par . En réponse au journal La conseillière «Économie numérique» de François Hollande. Évalué à 5.

    J'écoutais une interview de Mélenchon qui disais "le capital n'est rien". Je pense que c'est là un des points sur lequel il se trompe grandement, car si le capital existe et a une utilité. Exemple si absolument tout le capital disponible disparaissait maintenant, on se retrouverait littéralement sans rien de matériel, et il faudrait tout reconstruire à partir de zéro. À ton avis combien de décennies/siècles faudrait-t-il pour revenir au niveau de vie actuel ? Pour moi un nombre important.

    Le capital est actuellement rémunéré car il est utile. Le syndicalisme que tu proposes ne propose actuellement aucune incitation à l'accumulation de capital. Or sans incitation tu ne fais rien, car pourquoi se fatiguer si on n'en retire aucun avantage ?

    Tu dis qu'on est prisonnier des entreprises. C'est faux, on peut en changer. C'est la base du libéralisme (!=capitalisme) de pouvoir choisir. Dans ton systèmes syndicaliste peut-on changer à volonté de syndicat ? Peut-on en créer un, même si on est seul sur son idée ? (oui on peut être seul sur une idée mais que cette idée soit bonne tout de même, cf Torvalds). Si oui, un syndicat ne peut alors pas contraindre quelqu'un sur aucun sujet, puisqu'il peut toujours s'émanciper. Si non, c'est une dictature.

    Dernier point sur l'accumulation de capital : relis Marx, tu verras que le capital est soumis à un paradoxe qui est que plus il s'accumule plus sa rentabilité décroit. Sans progrès technique (hypothèse oubliée par Marx) il ne devient plus intéressant d'épargner. Le capitalisme libéral contient le pouvoir de libérer les travailleurs du capital. Au contraire du syndicalisme, qui peux conduire à une dictature des élites des syndicats.