• [^] # Re: BEURK

    Posté par . En réponse au journal La conseillière «Économie numérique» de François Hollande. Évalué à 3.

    Le problème est que les positions des différents partis de gauche peuvent être vraiment, vraiment distinctes. Mais on ne peux pas le comprendre si on reste sur la droite gauche-droite. On est en fait dans un plan, avec deux axes, libertés économiques et libertés individuelles (oui c'est le diagramme de Nolan). En admettant que les partis "de gauche" se placent à gauche sur ce plan, il reste une différence énorme entre l'aile gauche, les populistes, le centre gauche (grosso modo aux coordonnées 1/3, 2/3)).

    On comprend d'ailleurs mieux l'évolution du FN : ils étaient sous Le Pen Senior en bas à droite, ils glissent avec leur électorat vers le populisme pur. C'est un partis du bas, qui se caractérise par le refus des libertés individuelles. Les pays communistes ont glissés eux vers le bas, tout en restant à gauche. Mais ces deux courants politiques, opposés à priori, se rapprochaient car ils voulaient tous les deux un état fort : c'est le rapprochement des extrêmes.

    Il n'y a ainsi aucune raison que des partis "de gauche" mais opposés sur l'axe des libertés individuelles se rapprochent, cf les luttes marxistes VS anarchistes. Un parti de gauche, même très à gauche, peut être plus proche d'un parti de droite au même niveau sur l'axe vertical, et donc refuser une alliance avec un parti de gauche opposé à lui sur cet axe.

    Place les partis actuels dans ce plan, tu auras une dispersion très forte (normal, la société est dispersée également). C'est ces différences entre partis qui font les difficultés de la gauche. La droite à résolu ce problème en regroupant tout le coin en bas à droite sous la bannière UMP. Si la gauche fait pareil et se regroupe par coin, elle abandonnera soit les communistes, soit les partisants des libertés individuelles.