Ça n'a pas empêché la direction d'edenwall de l'époque de proposer une version windows d'EAS sans code source tout en se liant à qt, openssl, la lib sasl et d'autres. Bien que n'étant pas toutes sous une license GPL, certaines des bibliothèques utilisés l'ont été, et la direction avait dument été informé des problèmes via le tracker interne ( et des réunions internes aussi ).
Effectivement, rien n'indique que c'était le but de Netasq, et je ne fait que supposer. Et je tiens à préciser qu'en aucun cas je pense que ça soit une volonté délibéré de nuire que je suppose, juste une erreur qui est hélas trop courante, comme tu le soulignes. Le site web d'Edenwall n'était pas des plus lisibles concernant la stratégie "logiciel libre" et si des personnes au courant du libre se plantent royalement comme ça, j'imagine que d'autres n'ayant pas l'habitude ont aussi pu se planter. Netasq utilise du freebsd ( si je me souviens bien ), qui est quand même bien plus simple en terme de retour vu qu'il suffit juste de remonter ce qui a du sens d'un point de vue technique et de la maintenance sans grande obligation ( ce qu'ils font avec la pile ipsec, par exemple, et en ayant des développeurs netbsd dans leur équipe ).
Comme tu le dis, c'est un sujet complexe et je ne sais pas combien de temps est ce qu'il a fallu à la FSF France pour analyser la situation avec des experts, mais je ne suis pas sur que les 3 mois entre le dépôt de dossier au tribunal ( mi octobre ) et l'annonce de la liquidation ( mi aout ) ont suffit à faire une analyse aussi poussé que la votre, en rajoutant l'analyse économique, et autre pour la reprise.
Rien n'indique que Netasq était au courant concernant les soucis de coproriété du code, et nous sommes d'accord pour dire que la situation n'était pas claire avant la publication, et je sais que la direction avait fait pression au sein d'Edenwall pour que les choses changent vis à vis de la copropriété ( de façon fort maladroite, liant des augmentations risibles à la suppression des clauses de co propriété et je pense que c'est aussi pour beaucoup dans la dégradation de l'ambiance au sein de l'équipe technique ). D'ailleurs, le simple fait de vouloir supprimer ces clauses était maladroit et inutile car les anciens salariés, encore co propriétaire, n'ont pas été contacté, et aucune offre pour reprendre la propriété n'avait été fait.
Mon analyse est qu'il s'agissait sans doute une manœuvre visant à rassurer les investisseurs externes, qui ont vite compris que la société devraient être revendu au vue des ventes laborieuses. Et sans la propriété du code, ça ne vaut presque rien. D'ailleurs, c'est aussi pour ça que la société est parti pour presque rien ( entre 30 000 et 40 000 euros ).
Ayant obtenu plus d'information sur le rachat, et au vue de ces infos, je pense que tu as raison, et que Netasq n'a que faire de la publication du code et ne cherche pas à refaire une version commercial du produit, et que ce n'est pas vraiment ce qu'ils ont voulu reprendre. L'idée la plus probable est donc qu'ils ont cherché à reprendre soit prelude-ids, soit reprendre certains contrats à bas prix.
Il reste donc à voir ce que prelude-ids va devenir. J'ai lu que C-S a voulu reprendre le produit ( d'après twitter ), mais nous verrons ce que netasq a dans les cartons pour ça. Ça serait dommage qu'un logiciel vieux de 10 ans disparaisse aussi stupidement de l'internet.
[^] # Re: commentaire d'un cofondateur
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Nouvel hébergement du projet NuFW sur ufwi.org. Évalué à 4.
Ça n'a pas empêché la direction d'edenwall de l'époque de proposer une version windows d'EAS sans code source tout en se liant à qt, openssl, la lib sasl et d'autres. Bien que n'étant pas toutes sous une license GPL, certaines des bibliothèques utilisés l'ont été, et la direction avait dument été informé des problèmes via le tracker interne ( et des réunions internes aussi ).
Effectivement, rien n'indique que c'était le but de Netasq, et je ne fait que supposer. Et je tiens à préciser qu'en aucun cas je pense que ça soit une volonté délibéré de nuire que je suppose, juste une erreur qui est hélas trop courante, comme tu le soulignes. Le site web d'Edenwall n'était pas des plus lisibles concernant la stratégie "logiciel libre" et si des personnes au courant du libre se plantent royalement comme ça, j'imagine que d'autres n'ayant pas l'habitude ont aussi pu se planter. Netasq utilise du freebsd ( si je me souviens bien ), qui est quand même bien plus simple en terme de retour vu qu'il suffit juste de remonter ce qui a du sens d'un point de vue technique et de la maintenance sans grande obligation ( ce qu'ils font avec la pile ipsec, par exemple, et en ayant des développeurs netbsd dans leur équipe ).
Comme tu le dis, c'est un sujet complexe et je ne sais pas combien de temps est ce qu'il a fallu à la FSF France pour analyser la situation avec des experts, mais je ne suis pas sur que les 3 mois entre le dépôt de dossier au tribunal ( mi octobre ) et l'annonce de la liquidation ( mi aout ) ont suffit à faire une analyse aussi poussé que la votre, en rajoutant l'analyse économique, et autre pour la reprise.
Rien n'indique que Netasq était au courant concernant les soucis de coproriété du code, et nous sommes d'accord pour dire que la situation n'était pas claire avant la publication, et je sais que la direction avait fait pression au sein d'Edenwall pour que les choses changent vis à vis de la copropriété ( de façon fort maladroite, liant des augmentations risibles à la suppression des clauses de co propriété et je pense que c'est aussi pour beaucoup dans la dégradation de l'ambiance au sein de l'équipe technique ). D'ailleurs, le simple fait de vouloir supprimer ces clauses était maladroit et inutile car les anciens salariés, encore co propriétaire, n'ont pas été contacté, et aucune offre pour reprendre la propriété n'avait été fait.
Mon analyse est qu'il s'agissait sans doute une manœuvre visant à rassurer les investisseurs externes, qui ont vite compris que la société devraient être revendu au vue des ventes laborieuses. Et sans la propriété du code, ça ne vaut presque rien. D'ailleurs, c'est aussi pour ça que la société est parti pour presque rien ( entre 30 000 et 40 000 euros ).
Ayant obtenu plus d'information sur le rachat, et au vue de ces infos, je pense que tu as raison, et que Netasq n'a que faire de la publication du code et ne cherche pas à refaire une version commercial du produit, et que ce n'est pas vraiment ce qu'ils ont voulu reprendre. L'idée la plus probable est donc qu'ils ont cherché à reprendre soit prelude-ids, soit reprendre certains contrats à bas prix.
Il reste donc à voir ce que prelude-ids va devenir. J'ai lu que C-S a voulu reprendre le produit ( d'après twitter ), mais nous verrons ce que netasq a dans les cartons pour ça. Ça serait dommage qu'un logiciel vieux de 10 ans disparaisse aussi stupidement de l'internet.