J'ai du mal à appeler mon notaire, ou mon prof de karaté, maître. Ce n'est pas Palpatine et je ne suis pas Dark Vador. Je ne lui suis pas soumis et il m'est même, au contraire, redevable de lui permettre de vivre.
Ton notaire ou ton prof de karaté est maître, non pas de ta destinée mais de son art. Comme dans l'expression «passer maître dans l'art de» ou dans le verbe «maîtriser» qu'on utilise ordinairement que dans ce sens. (Le sens de «assujettir par la force» appartient plutôt au registre soutenu).
En Allemagne, le contexte est légèrement différent. « Fräulein » est composé de « Fräu » (dame) et « lein » un suffixe diminutif (comme klein). En gros littéralement, ça donnerait « Ma petite dame ». Ce qui est effectivement, moins gratifiant que demoiselle.
Le problème des traductions littérales est qu'elle ne sont que très rarement bonnes: le petit dans l'expression ma petite dame comme transposition de Fraulein a la même valeur affectueuse que dans l'expression ma petite princesse: on est assez loin de la valeur qu'il trouve dans l'expression ma petite dame. (NB: dame en allemand c'est Frau et pas Fräu.) Contrairement à ce que tu dis (si j'ai bien compris), le terme Fraülein est encore utilisé en Allemagne.
Il me semble qu'en Allemagne commen en France, tout comme en Angleterre d'ailleurs, l'utilisation de termes distinguant une femme mariée d'une femme encore disponible témoigne de nos pratiques sociales, anciennes ou actuelles.
Est ce que je me pose trop de questions, mon cher Nal ? Est ce que je devrait faire comme tout le monde ? Ou bien est ce que tu penses que, comme moi, il serait nécessaire de changer ces dénominations obsolètes.
Je n'ai pas d'avis très tranché sur les titres (en Allemagne, pays rigolo, on trouve des Prof. Dr. Dr.!), pour moi ils appartiennent sans s'en distinguer à la myiade de conventions sociales que nous utilisons tous les jours et qui font tout simplement partie de notre culture: oui les conditions à l'origine de ces conventions ont disparues, oui aucun groupe d'experts ne se réunit pour préparer une mise à jour de l'AFNOR 5654 «Us et coutumes en vigueur dans la société française raisonnée», oui leur observation ou non servent de marqueurs sociaux, et oui encore rien de tout cela n'est vraiment très important.
# Quelques réponses
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse au journal De l'utilisation contemporaine des titres honorifiques.. Évalué à 8.
Ton notaire ou ton prof de karaté est maître, non pas de ta destinée mais de son art. Comme dans l'expression «passer maître dans l'art de» ou dans le verbe «maîtriser» qu'on utilise ordinairement que dans ce sens. (Le sens de «assujettir par la force» appartient plutôt au registre soutenu).
Le problème des traductions littérales est qu'elle ne sont que très rarement bonnes: le petit dans l'expression ma petite dame comme transposition de Fraulein a la même valeur affectueuse que dans l'expression ma petite princesse: on est assez loin de la valeur qu'il trouve dans l'expression ma petite dame. (NB: dame en allemand c'est Frau et pas Fräu.) Contrairement à ce que tu dis (si j'ai bien compris), le terme Fraülein est encore utilisé en Allemagne.
Il me semble qu'en Allemagne commen en France, tout comme en Angleterre d'ailleurs, l'utilisation de termes distinguant une femme mariée d'une femme encore disponible témoigne de nos pratiques sociales, anciennes ou actuelles.
Je n'ai pas d'avis très tranché sur les titres (en Allemagne, pays rigolo, on trouve des Prof. Dr. Dr.!), pour moi ils appartiennent sans s'en distinguer à la myiade de conventions sociales que nous utilisons tous les jours et qui font tout simplement partie de notre culture: oui les conditions à l'origine de ces conventions ont disparues, oui aucun groupe d'experts ne se réunit pour préparer une mise à jour de l'AFNOR 5654 «Us et coutumes en vigueur dans la société française raisonnée», oui leur observation ou non servent de marqueurs sociaux, et oui encore rien de tout cela n'est vraiment très important.