La culture bio n'utilise pas les cultivars des années 1950. Même les lignées dites «rustiques» sont améliorées en permanence par sélection artificielle.
En gros, les gains de rendement proviennent d'une part de l'amélioration des lignées, de l'amélioration des techniques agricoles, et des pesticides et engrais.
Il ne faut pas être angéliste non plus. Les agriculteurs ne se laissent pas piéger par les semanciers par plaisir; il est impossible d'être compétitif sur le même marché en utilisant des lignées rustiques. Pour se permettre de se passer du tryptique semences commmerciales - pesticides - engrais chimiques, il faut faire payer une qualité supplémentaire (par exemple, avec des labels ou des appellations bio).
Il faut aussi comprendre que la culture bio n'exclut pas les mauvaises pratiques agricoles, par exemple l'utilisation intensive de l'arrosage, l'épandage excessif, etc. J'ai déja aussi vu que certains agriculteurs bio respectent la lettre, mais pas l'esprit du bio, en épandant généreusement tout un tas de produits plus ou moins toxiques autorisés en culture bio -- bref, en appliquant les mêmes méthodes tordues que dans l'agriculture traditionnelle mais en respectant la lettre des conventions qui les lient à un label.
[^] # Re: Vieilles espèces
Posté par arnaudus . En réponse au journal [ HS Agriculture : ] la réutilisation des semences sera sanctionnée. Évalué à 6.
La culture bio n'utilise pas les cultivars des années 1950. Même les lignées dites «rustiques» sont améliorées en permanence par sélection artificielle.
En gros, les gains de rendement proviennent d'une part de l'amélioration des lignées, de l'amélioration des techniques agricoles, et des pesticides et engrais.
Il ne faut pas être angéliste non plus. Les agriculteurs ne se laissent pas piéger par les semanciers par plaisir; il est impossible d'être compétitif sur le même marché en utilisant des lignées rustiques. Pour se permettre de se passer du tryptique semences commmerciales - pesticides - engrais chimiques, il faut faire payer une qualité supplémentaire (par exemple, avec des labels ou des appellations bio).
Il faut aussi comprendre que la culture bio n'exclut pas les mauvaises pratiques agricoles, par exemple l'utilisation intensive de l'arrosage, l'épandage excessif, etc. J'ai déja aussi vu que certains agriculteurs bio respectent la lettre, mais pas l'esprit du bio, en épandant généreusement tout un tas de produits plus ou moins toxiques autorisés en culture bio -- bref, en appliquant les mêmes méthodes tordues que dans l'agriculture traditionnelle mais en respectant la lettre des conventions qui les lient à un label.