Pas forcément plus rapide, mais au moins aussi rapide. Parce qu'autrement tu ne satisfais pas la demande.
La demande ne se fait pas sur une vitesse, mais sur un prix. Et sauf problème majeur, il y aura toujours correspondance entre l'offre et la demande sur les énergies vu la taille du marché. À aucun moment on va passer du tout pétrole au tout renouvellable, ceux qui ont besoin d'énergie "rapidement" s'orienteront sur le pétrole plus cher.
Si tes camions attendent leur essence, ils ne roulent pas, les biens ne sont donc pas acheminés, donc pas vendus, et donc ne génèrent aucune richesse.
C'est triste ce genre de raisonnement ici, un haut lieu des TICs ... Il n'y a pas que les biens physiques qui comptent. Effectivement pour le moment ça reste une majorité de l'économie, mais là encore il n'est pas question de faire une rupture, mais une évolution de la croissance.
Les très nombreuses migrations vers le cloud montrent bien ce phénomène: avant on achetait des machines, maintenant du temps CPU (d'ac maintenant c'est les grosses boites qui achetent les machines, mais proportionnellement moins !)
Enfin, les services et l'innovation, ça ne tient pas dans les nuages. Innover dans le transport, la gestion de stock, la vente en ligne ou tout ce que tu veux, ça n'a pas de sens s'il y a de moins en moins de choses à transporter, à stocker et à vendre. Toute croissance qui au final ne manipule pas des objets est virtuelle, rien d'autre que de la pure finance.
En attendant plein de monde sont payés pour ces objets purement virtuels, et plutôt bien. Ça n’empêche effectivement pas que sans économie ""non virtuelle"", ça ne marcherait pas, mais il n'est pas impossible qu'on puisse réduire le ""non virtuel""
Tu voulais dire, pas de hausse proportionnelle, j'imagine ? Dans le cadre d'une croissance qu'on veut infinie, ça ne change rien.
Non, pas de hausse. J'ai dit "n'implique pas". Je vais sortir un gros mot, loi des rendements marginaux décroissants: L'augmentation de PIB est forcément inférieur à celle de production du pétrole si elle n'était lié qu'à ça, donc les secteurs qui ne dépendent que du pétrole augmentent plus, alors que d'autres moins. Il ""suffit"" de basculer l'économie sur cette deuxième catégorie de secteurs pour avoir une croissance avec diminution de la consommation de pétrole.
Pour la demande de pétrole, j'ai trouvé ça. C'est une multiplication par 3.5 depuis 1960
Euh oui effectivement, je m'étais arrêté à l'an 2000, et commencé en 65, et mon 2 était un arrondi d'un 2.3.
D'autre part, tout comme le recyclage, il y a peu de chances que la transformation se fasse à coût énergétique nul. Plus ce coût est important, moins d'un point de vue purement "physique" (quantité d'énergie globale disponible pour une période de temps donnée), tu peux prétendre la substituer à l'actuel
(le pétrole, c'est très efficace ~3$ le baril à l'extraction, si je me souviens).
Je doute assez fortement de ce chiffre à l'heure actuelle, mais bon admettons. Ce qui compte ce n'est pas le coût à l'extraction, mais le coût sur le marché (bon ok on perdra les revenus des industries pétrolières dans la bataille, triste.). En attendant, c'est tellement plus efficace que des solutions comme Power-to-Gas commencent à pointer leur nez. Aucun doute que ça reste, à l'heure actuelle, plus cher que le pétrole, mais on approche quand même d'une substitution et la différence de prix devrait diminuer jusqu'à inversion.
Je réitère ce que j'ai dit, pour moi la grande question dans tout ça c'est quand ? À moins de mourir avant, on sera obligé de passer par là.
[^] # Re: C'est beau
Posté par Ph Husson (site web personnel) . En réponse au journal L'Europe est en récession.. Évalué à 2.
La demande ne se fait pas sur une vitesse, mais sur un prix. Et sauf problème majeur, il y aura toujours correspondance entre l'offre et la demande sur les énergies vu la taille du marché. À aucun moment on va passer du tout pétrole au tout renouvellable, ceux qui ont besoin d'énergie "rapidement" s'orienteront sur le pétrole plus cher.
C'est triste ce genre de raisonnement ici, un haut lieu des TICs ... Il n'y a pas que les biens physiques qui comptent. Effectivement pour le moment ça reste une majorité de l'économie, mais là encore il n'est pas question de faire une rupture, mais une évolution de la croissance.
Les très nombreuses migrations vers le cloud montrent bien ce phénomène: avant on achetait des machines, maintenant du temps CPU (d'ac maintenant c'est les grosses boites qui achetent les machines, mais proportionnellement moins !)
En attendant plein de monde sont payés pour ces objets purement virtuels, et plutôt bien. Ça n’empêche effectivement pas que sans économie ""non virtuelle"", ça ne marcherait pas, mais il n'est pas impossible qu'on puisse réduire le ""non virtuel""
Non, pas de hausse. J'ai dit "n'implique pas". Je vais sortir un gros mot, loi des rendements marginaux décroissants: L'augmentation de PIB est forcément inférieur à celle de production du pétrole si elle n'était lié qu'à ça, donc les secteurs qui ne dépendent que du pétrole augmentent plus, alors que d'autres moins. Il ""suffit"" de basculer l'économie sur cette deuxième catégorie de secteurs pour avoir une croissance avec diminution de la consommation de pétrole.
Euh oui effectivement, je m'étais arrêté à l'an 2000, et commencé en 65, et mon 2 était un arrondi d'un 2.3.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ressources_et_consommation_%C3%A9nerg%C3%A9tiques_mondiales me donne ~ 14 TW, la puissance émise par le soleil vers la terre est de 170 EW ( http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_solaire ). Pour récupérer la puissance actuellement consommée, il "suffit" de couvrir 1/10 000e de la surface de la terre d'algues par exemple. ('fin euh 1/6 666 de la surface de la mer pour les algues. 'fin bref.) (et c'est en supposant que je sache encore compter, j'ai du m'y reprendre à 3 fois)
Je doute assez fortement de ce chiffre à l'heure actuelle, mais bon admettons. Ce qui compte ce n'est pas le coût à l'extraction, mais le coût sur le marché (bon ok on perdra les revenus des industries pétrolières dans la bataille, triste.). En attendant, c'est tellement plus efficace que des solutions comme Power-to-Gas commencent à pointer leur nez. Aucun doute que ça reste, à l'heure actuelle, plus cher que le pétrole, mais on approche quand même d'une substitution et la différence de prix devrait diminuer jusqu'à inversion.
Je réitère ce que j'ai dit, pour moi la grande question dans tout ça c'est quand ? À moins de mourir avant, on sera obligé de passer par là.