Article intéressant, mais ce physicien loupe un point essentiel, c'est que la croissance n'est pas que quantitative, elle est aussi et surtout qualitative. Exemple, au niveau mondial, les industries lourdes ont peu augmentés (moins que la croissance) ces dernières décennies, car elles ont étés en partie remplacés par des industries qui n'existaient pas du tout avant, ce que l'on appelle haute technologie. Il se limite à une vision beaucoup trop matérialiste de la croissance, sans imaginer que de nouveaux domaines peuvent être découverts.
Il prend également comme exemple l'agriculture, qui est à la base de tout et donc un bon exemple. Mais il le traite encore de façon trop timorée, en se limitant à une hausse quantitative.
This would mean that an increasingly small fraction of economic activity would depend heavily on energy, so that food production, manufacturing, transportation, etc. would be relegated to economic insignificance. Activities like selling and buying existing houses, financial transactions, innovations (including new ways to move money around), fashion, and psychotherapy will be effectively all that’s left. Consequently, the price of food, energy, and manufacturing would drop to negligible levels relative to the fluffy stuff. And is this realistic—that a vital resource at its physical limit gets arbitrarily cheap? Bizarre.
Pourtant cette transition de l'agriculture vers le secondaire puis le tertiaire a déjà eu lieu, et a permis que des millions d'humains produisent des choses autres que des aliments. Et c'est effectivement louche, mais ça a un nom, c'est les gains de productivité.
This scenario has many problems. For instance, if food production shrinks to 1% of our economy, while staying at a comparable absolute scale as it is today (we must eat, after all), then food is effectively very cheap relative to the paychecks that let us enjoy the fruits of the broader economy. This would mean that farmers’ wages would sink far lower than they are today relative to other members of society
Non non non, il se mélange les pinceaux, il inverse causes et conséquences. Les salaires des agriculteurs ne peuvent pas descendre (sauf ponctuellement) à des niveaux en dessous de ce que demande un travail comparable, ie avec une durée, un niveau d'études, une pénibilité, un apport en capital initial, etc comparable. Si les agriculteurs ne s'en sortent pas financièrement, certains vont arrêter, les prix vont augmenter, et la part de l'agriculture dans le PIB va rester constante.
La part de l'agriculture dans l'économie a diminuée car la productivité de l'agriculture a augmentée, et non car le reste de l'économie a cru. Les salaires des agriculteurs, par rapport aux autres salaires, ont diminués, car les autres emplois ainsi créés demandaient des qualifications/investissements/whatever grandissants. Et le pouvoir d'achat des agriculteurs a été augmenté dans la même période.
Recognizing the need to ultimately transition to a non-growth economy, I am personally disconcerted by the fact that we lack a tested economic system based on steady-state conditions.
Il demande l'impossible : enfermer des humains sous cage, contrôler les paramètres, puis recommencer l'expérience avec les mêmes humains et des paramètres différents. À partir du moment où l'on se rend compte qu'une telle expérience est impossible, il n'y a plus qu'à se contenter de ce que l'on a, des données, un histoire et des modèles.
[^] # Re: C'est beau
Posté par oao . En réponse au journal L'Europe est en récession.. Évalué à 2.
Article intéressant, mais ce physicien loupe un point essentiel, c'est que la croissance n'est pas que quantitative, elle est aussi et surtout qualitative. Exemple, au niveau mondial, les industries lourdes ont peu augmentés (moins que la croissance) ces dernières décennies, car elles ont étés en partie remplacés par des industries qui n'existaient pas du tout avant, ce que l'on appelle haute technologie. Il se limite à une vision beaucoup trop matérialiste de la croissance, sans imaginer que de nouveaux domaines peuvent être découverts.
Il prend également comme exemple l'agriculture, qui est à la base de tout et donc un bon exemple. Mais il le traite encore de façon trop timorée, en se limitant à une hausse quantitative.
Pourtant cette transition de l'agriculture vers le secondaire puis le tertiaire a déjà eu lieu, et a permis que des millions d'humains produisent des choses autres que des aliments. Et c'est effectivement louche, mais ça a un nom, c'est les gains de productivité.
Non non non, il se mélange les pinceaux, il inverse causes et conséquences. Les salaires des agriculteurs ne peuvent pas descendre (sauf ponctuellement) à des niveaux en dessous de ce que demande un travail comparable, ie avec une durée, un niveau d'études, une pénibilité, un apport en capital initial, etc comparable. Si les agriculteurs ne s'en sortent pas financièrement, certains vont arrêter, les prix vont augmenter, et la part de l'agriculture dans le PIB va rester constante.
La part de l'agriculture dans l'économie a diminuée car la productivité de l'agriculture a augmentée, et non car le reste de l'économie a cru. Les salaires des agriculteurs, par rapport aux autres salaires, ont diminués, car les autres emplois ainsi créés demandaient des qualifications/investissements/whatever grandissants. Et le pouvoir d'achat des agriculteurs a été augmenté dans la même période.
Il demande l'impossible : enfermer des humains sous cage, contrôler les paramètres, puis recommencer l'expérience avec les mêmes humains et des paramètres différents. À partir du moment où l'on se rend compte qu'une telle expérience est impossible, il n'y a plus qu'à se contenter de ce que l'on a, des données, un histoire et des modèles.