• [^] # Re: c'est marrant

    Posté par . En réponse au journal L'Europe est en récession.. Évalué à 0. Dernière modification le 29 novembre 2011 à 07:09.

    La question du Rafale, et plus globalement celle de l'industrie de l'armement, est une question particulièrement intéressante dans le contexte de ce journal. Pourquoi ? Parce qu'on touche là un modèle de développement très particulier : celui de la création et de la vente d'armes par des entreprises privées. Et je pense que la plupart des pays civilisés ont retenus la leçon de ce qui nous a conduit à la première grande guerre mondiale (non non ce n'est pas un assassinat, cherchez plutôt du côté d'un vendeur d'armes anglais).

    C'est à la fois un modèle privé, totalement, et à la fois soumis fortement au prévisonnel, que l'on peut nommer sans encombre : planification. Car il n'est pas concevable de tenir la barre de telles sociétés en s'en remettant simplement à une croissance exponentielle. Cela serait un non sens. C'est cette manière de gérer la société, et le talent des ingés, qui a permis à la famille Bloch de maintenir et de développer Dassault. Et non pas une vision totalement alambiquée du développement économique, dont le prévisionnel n'est constitué que d'anticipation, ajoutant des couches de supputations sur des couches de calculs, pour finalement ressembler à une économie de casino. Non, ici nous sommes bien en présence d'acteurs sérieux sur ce point là.

    Pour revenir sur l'exemple du Rafale, à titre personnel je me fiche qu'il coûte plus cher que ses concurrents, qui ai une avionique moins performante que le Russe, et une électronique moins bonnes que l'Américain. C'est un appareil qui tient le vol, et qui, s'il n'est pas le meilleur, n'est pas loin. Mais surtout c'est un appareil que nous maîtrisons. De A à Z. Et ça, ça n'a pas de prix (...) Disons plutôt que le but de doter la défense du pays de technologies dont nous maîtrisons les tenants et aboutissants est primordial. Qu'il ne se vende pas à l'export, perso je m'en carre l’oignon... Ceci n'est que considérations capitaliste de bas étages. Il (me) semble nécessaire de continuer à développer ce programme, et même à penser à l'après. Le seul point négatif est l'EuroFighter, qui pourrait aussi remplir ce rôle.

    Côté économie militaire, nous ferions mieux de charcler l'armée de terre, qui ne sert vraiment plus à rien, et ne servira jamais plus à rien. D'autant plus que nous "entretenons" le plus grand nombre de 5 étoiles par rapport à notre nombre de soldats ... Bref, une armée moderne c'est une armée technologique avant tout. Puis une force de déploiement rapide, et de soutien à l'aérien. Pas des pignolos qui jouent à la guéguerre en forets.

    C'est une réalité, ce besoin. Mais que la production d'armes puisse être uniquement basé sur des intérêts capitalistes me hérissent le poil... On notera au passage que Dassault n'est pas côté en bourse, il était pas fou le grand père, et que cela participe également à la maîtrise.