• [^] # Re: Je voudrais juste savoir

    Posté par . En réponse au journal Samedi 26 novembre à Lille : atelier informatique - être anonyme sur internet. Évalué à 2.

    Salut,

    l'action militante peut t'emmener facilement aux frontières du droit : faucheurs d'OGM, squatteurs, grévistes et militant en général en savent quelque chose...

    Exactement, des corones bien accrochées. Des exemples. Des gens qui se lèvent pour leurs droits, en montrant leur visage et leurs identités. Même s'il s'agit parfois, comme tu le rappelles, d'actions à la frontière du légal. Leurs droits ? Ha non en fait, les nôtres, à tous.

    En france on peut vouloir se prémunir contre la répression

    Hors sujet. La police ne nous empêche pas de nous exprimer. Et je pense que tu le sais.

    Le besoin d'anonymat est un besoin d'outil de protection. Dans beaucoup de pays il s'agit de quelque chose de primordial, d'un outil indispensable. Ici, chez nous, il est l'expression d'une nécessité face à une pression sociale de plus en plus forte, de nouveau. Nous sommes ici sur une problématique syndicale, la plupart du temps : soit ce que l'on pense, peut on l'exprimer sans avoir peur de retombées sur un plan professionnel. Si j'adhère à un syndicat, que se passera t il pour ma carrière ? Si je dénonce les abus de certains dirigeants (entreprises / politiques), que se passera t il pour ma vie sociale ? C'est l'exemple le plus frappant : la différence entre ce qu'on peut échanger comme idées tout les jours, et les résultats des élections. La différence entre nos droits gagnés à la sueur des anciens, et le nombre de syndiqués. Ce n'est pas parceque des gens ont revendiqués de manière anonymes que les droits ont été gagnés. Là, seule la peur gagne.

    Je ne cherche pas à opposer les deux. Le besoin d'anonymat me semble tout aussi légitime que la liberté d'expression. Et il y a d'autres usages à l'anonymat, mais ils sont hors cadres, ici, en fr. Enfin, en théorie ...

    Je cherche à (faire) réfléchir sur les conséquences. Et à poser la question du pourquoi. Ce n'est pas anodin. Dans un pays où nos libertés d'expressions sont censées être garantie (par la constitution, par la déclaration des droits de l'homme, par des définitions légales donnant des cadres d'usages et des limites), bref... Qu'est ce qui fait que dans un pays comme le notre de nombreuses personnes préfèrent l'anonymat pour s'exprimer ? Pourquoi ? Et quelles sont les meilleures armes ? L'anonymat est il une bonne arme pour défendre la liberté d'expression ?