D'accord sur toute la ligne. J'ajouterai que la formation des enseignants est plus en cause que la hiérarchie elle même. Pour avoir baigner dans l'éducation nationale, j'ai pu constater que les inspecteurs n'étaient pas tous dans le modèle que tu décris, bien qu'il soit certainement majoritaire, ce modèle. Il est parfois possible de voir qu'une autre méthode est acceptée, bien notée, puis remontée et même redescendre pour devenir un nouveau standard. (Mr Allard, si tu nous lis ...). Par contre la formation des enseignants est devenu semble t il une véritable plaie. Je connais moins le problème que toi, très certainement, je ne fais que constater qu'il s'agit bien souvent (pour avoir compulser plusieurs ouvrages de diverses époques) de la définition exacte du terme employé dans cet article en introduction : l'assimilation. Or, effectivement c'était un autre temps, auparavant l'EN avait pour objectif essentiel de former des citoyens. Le savoir étant un outil. Mais là je parle de l'esprit "3è république" de l'enseignement, où il fallait apporter l'éducation partout sur le territoire.
La formation des enseignants est vraiment problématique. Nous balançons des jeunes, sans histoire de vie personnelle, vers de telles responsabilité. Plus généralement c'est une évolution globale de notre société, on peut constater que l'on devient adulte et conscient de plus en plus tard. Et ceci peut entrer en contradiction avec une telle mission. Mais le modèle européen nous en empêche, l'harmonisation autour des seules études universitaires est inquiétante. Il faudrait (???) peut être panacher. Je ne dis pas fermer les écoles d'enseignants aux moins de 35 ans, mais panacher : les ouvrir plus à des gens venant du secteur privé et/ou associatif.
ps : on a eu un peu la même chose dans l'éducation spécialisée : où nous sommes passé d'un modèle de formation axée sur la pédagogie de l'école (et il suffisait de connaitre la tendance de chaque école pour savoir, anticiper, si ça convenait ou pas. Plus freudien, plus Montessori, plus en approche individuelle, etc etc). Aujourd'hui (enfin, en 1997) les réformes européennes nous ont obligés à passer sur un modèle universitaire. Si je suis d'accord pour dire que c'est le meilleur (ie : c'est de là que sortent les meilleurs) je m'élève en faux contre l'unicité absolue du modèle. Aujourd'hui les éducs sont comme les infirmiers : sortis de l'école ils ne sont pas prêts à exercer leur métier, et c'est au patron d'assurer un temps de "formation" avant qu'il puisse compter sur une pleine efficacité. Or on parle d'humains, de psychologie, et d'enfants. Qu'on joue avec les moutards en leur balançant des gens juste parce qu'ils ont le savoir me semble "dangereux".
Jeunes, jeunisme, perte de la conscience républicaine, manque de moyens, inadaptation, manque d'investissement personnel... divers facteurs expliquent la descente de niveau des enseignants lorsqu'ils sortent de l'école.
désolé d'avoir été long et peu utile, ça sort du coeur
[^] # Re: pédago
Posté par bubar🦥 . En réponse à la dépêche Revue de presse de l’April pour la semaine 45 de l’année 2011. Évalué à 4.
D'accord sur toute la ligne. J'ajouterai que la formation des enseignants est plus en cause que la hiérarchie elle même. Pour avoir baigner dans l'éducation nationale, j'ai pu constater que les inspecteurs n'étaient pas tous dans le modèle que tu décris, bien qu'il soit certainement majoritaire, ce modèle. Il est parfois possible de voir qu'une autre méthode est acceptée, bien notée, puis remontée et même redescendre pour devenir un nouveau standard. (Mr Allard, si tu nous lis ...). Par contre la formation des enseignants est devenu semble t il une véritable plaie. Je connais moins le problème que toi, très certainement, je ne fais que constater qu'il s'agit bien souvent (pour avoir compulser plusieurs ouvrages de diverses époques) de la définition exacte du terme employé dans cet article en introduction : l'assimilation. Or, effectivement c'était un autre temps, auparavant l'EN avait pour objectif essentiel de former des citoyens. Le savoir étant un outil. Mais là je parle de l'esprit "3è république" de l'enseignement, où il fallait apporter l'éducation partout sur le territoire.
La formation des enseignants est vraiment problématique. Nous balançons des jeunes, sans histoire de vie personnelle, vers de telles responsabilité. Plus généralement c'est une évolution globale de notre société, on peut constater que l'on devient adulte et conscient de plus en plus tard. Et ceci peut entrer en contradiction avec une telle mission. Mais le modèle européen nous en empêche, l'harmonisation autour des seules études universitaires est inquiétante. Il faudrait (???) peut être panacher. Je ne dis pas fermer les écoles d'enseignants aux moins de 35 ans, mais panacher : les ouvrir plus à des gens venant du secteur privé et/ou associatif.
ps : on a eu un peu la même chose dans l'éducation spécialisée : où nous sommes passé d'un modèle de formation axée sur la pédagogie de l'école (et il suffisait de connaitre la tendance de chaque école pour savoir, anticiper, si ça convenait ou pas. Plus freudien, plus Montessori, plus en approche individuelle, etc etc). Aujourd'hui (enfin, en 1997) les réformes européennes nous ont obligés à passer sur un modèle universitaire. Si je suis d'accord pour dire que c'est le meilleur (ie : c'est de là que sortent les meilleurs) je m'élève en faux contre l'unicité absolue du modèle. Aujourd'hui les éducs sont comme les infirmiers : sortis de l'école ils ne sont pas prêts à exercer leur métier, et c'est au patron d'assurer un temps de "formation" avant qu'il puisse compter sur une pleine efficacité. Or on parle d'humains, de psychologie, et d'enfants. Qu'on joue avec les moutards en leur balançant des gens juste parce qu'ils ont le savoir me semble "dangereux".
Jeunes, jeunisme, perte de la conscience républicaine, manque de moyens, inadaptation, manque d'investissement personnel... divers facteurs expliquent la descente de niveau des enseignants lorsqu'ils sortent de l'école.
désolé d'avoir été long et peu utile, ça sort du coeur