Permettez-moi de prendre le contre pieds le plus absolu de ce que je comprends de votre discours.
D'une part les enseignants des universités françaises sont essentiellement des fonctionnaires — paresseux, payés à ne rien faire, sans esprit d'entreprise ou d'initiative — ils coûtent donc autant à l'état qu'ils aient ou pas des élèves. Tout juste peut-on espérer qu'ils soient plus productifs en leurs médiocres recherches si la déchéance de leurs établissement d'affectation abouti à une réduction de leur service effectif. Il y a donc relativement peu d'économie à réaliser en fermant nos portes aux étudiants étrangers. Le fonctionnaire-enseignant est ainsi fait que sa mentalité d'assisté le pousse à chercher le maintien coûte que coûte de ses enseignements, quitte à les faire devant de classes réduites à peau de chagrin ; alors bien souvent rajouter quelques dizaines d'élèves n'augmente pas le nombre d'heure de cours effectués.
D'autre part, il me semble important de bien considérer les différentes manières d'exploser le budget de l'état — objectif qui tient lieu d'impératif absolu à tous les gouvernements depuis ~40 ans que les emprunts d'états permettent d'enrichir des banquiers privés au lieu d'aboutir à une réévaluation de la monnaie peu profitable aux classes dirigeantes. Donc on a le choix entre — sans recherche d'exhaustivité — payer des joujou à faire boumboum sur les niakwé aux militaires ; construire des prisons qui risqueraient à terme de faire une concurrence déloyale aux organismes de HLM ; financer des producteurs de divertissement de masse ; ou former des gens.
À y bien réfléchir, cette dernière alternative n'est pas si mauvaise, au moins par comparaisons avec celles qui précèdent. Même si la France refuse délibérément de profiter du fruit de son instrument de diffusion du savoir, au moins d'autres, moins engoncés dans un conservatisme de mauvaise aloi en bénéficient. Et au final, cela n'est certainement perdu ni pour l'humanité, ni pour le rayonnement de la France.
[^] # Re: Pays en déclin
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Quand la directive Guéant commence à me les briser menues.... Évalué à -6.
Permettez-moi de prendre le contre pieds le plus absolu de ce que je comprends de votre discours.
D'une part les enseignants des universités françaises sont essentiellement des fonctionnaires — paresseux, payés à ne rien faire, sans esprit d'entreprise ou d'initiative — ils coûtent donc autant à l'état qu'ils aient ou pas des élèves. Tout juste peut-on espérer qu'ils soient plus productifs en leurs médiocres recherches si la déchéance de leurs établissement d'affectation abouti à une réduction de leur service effectif. Il y a donc relativement peu d'économie à réaliser en fermant nos portes aux étudiants étrangers. Le fonctionnaire-enseignant est ainsi fait que sa mentalité d'assisté le pousse à chercher le maintien coûte que coûte de ses enseignements, quitte à les faire devant de classes réduites à peau de chagrin ; alors bien souvent rajouter quelques dizaines d'élèves n'augmente pas le nombre d'heure de cours effectués.
D'autre part, il me semble important de bien considérer les différentes manières d'exploser le budget de l'état — objectif qui tient lieu d'impératif absolu à tous les gouvernements depuis ~40 ans que les emprunts d'états permettent d'enrichir des banquiers privés au lieu d'aboutir à une réévaluation de la monnaie peu profitable aux classes dirigeantes. Donc on a le choix entre — sans recherche d'exhaustivité — payer des joujou à faire boumboum sur les niakwé aux militaires ; construire des prisons qui risqueraient à terme de faire une concurrence déloyale aux organismes de HLM ; financer des producteurs de divertissement de masse ; ou former des gens.
À y bien réfléchir, cette dernière alternative n'est pas si mauvaise, au moins par comparaisons avec celles qui précèdent. Même si la France refuse délibérément de profiter du fruit de son instrument de diffusion du savoir, au moins d'autres, moins engoncés dans un conservatisme de mauvaise aloi en bénéficient. Et au final, cela n'est certainement perdu ni pour l'humanité, ni pour le rayonnement de la France.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace