Non, non elle ne meure pas rapidement. Surtout que les grosses boites ont souvent de quoi voir venir en trésorerie, vu qu'elles travaillent déjà pour l'État (et sont donc habituées à ces délais). Et elles peuvent aussi "jouer" avec les trésoreries dans chaque pays.
Dans une grosse SSII où j'ai travaillé, les décisions prises par la direction n'avaient rien à voir avec la réalité. Par exemple: il y avait des procédures à appliquer sur les projets où on perdait de l'argent, pour les rendre bénéficiaires. Bien.
Sauf que ces procédures étaient tellement contraignantes que les directeurs de projets se servaient de leur projets rentables pour "cacher" les projets non rentables et ainsi n'avoir aucun projet dans le rouge sur lequel appliquer ces procédures.
Un autre exemple de décision "d'en haut" qui me semble bien bête, c'est l'obligation d'utiliser la messagerie électronique Outlook ! Rien de tel pour démotiver des développeurs sensibles aux logiciels libres ! (Et sûrement que certains arriveront à continuer à utiliser leur distrib' préférée avec un Outlook dans une machine virtuelle, comme ils le faisaient pour lire les documents Microsoft Office de leur chef de projet...)
C'est un peu le serpent qui se mort la queue: comme les décisions prises ne sont pas applicables, on trouve des alternatives pour pouvoir bosser au quotidien. Tout en cachant la réalité du terrain aux décideurs. Qui prennent alors des décisions inapplicables...
Sans oublier que les décideurs passent, pas les petites mains qui font le boulot. Du coup, celui qui doit assumer la décision prise il y a 2-3 ans n'est pas le même et donc n'assume rien du tout voire se met à prendre une décision avec sa propre vision du terrain.
[^] # Re: Nicolas, président, Nicolas, président...
Posté par Low Memory (Mastodon) . En réponse au journal Hacker le développement des entreprises. Évalué à 1.
Non, non elle ne meure pas rapidement. Surtout que les grosses boites ont souvent de quoi voir venir en trésorerie, vu qu'elles travaillent déjà pour l'État (et sont donc habituées à ces délais). Et elles peuvent aussi "jouer" avec les trésoreries dans chaque pays.
Dans une grosse SSII où j'ai travaillé, les décisions prises par la direction n'avaient rien à voir avec la réalité. Par exemple: il y avait des procédures à appliquer sur les projets où on perdait de l'argent, pour les rendre bénéficiaires. Bien.
Sauf que ces procédures étaient tellement contraignantes que les directeurs de projets se servaient de leur projets rentables pour "cacher" les projets non rentables et ainsi n'avoir aucun projet dans le rouge sur lequel appliquer ces procédures.
Un autre exemple de décision "d'en haut" qui me semble bien bête, c'est l'obligation d'utiliser la messagerie électronique Outlook ! Rien de tel pour démotiver des développeurs sensibles aux logiciels libres ! (Et sûrement que certains arriveront à continuer à utiliser leur distrib' préférée avec un Outlook dans une machine virtuelle, comme ils le faisaient pour lire les documents Microsoft Office de leur chef de projet...)
C'est un peu le serpent qui se mort la queue: comme les décisions prises ne sont pas applicables, on trouve des alternatives pour pouvoir bosser au quotidien. Tout en cachant la réalité du terrain aux décideurs. Qui prennent alors des décisions inapplicables...
Sans oublier que les décideurs passent, pas les petites mains qui font le boulot. Du coup, celui qui doit assumer la décision prise il y a 2-3 ans n'est pas le même et donc n'assume rien du tout voire se met à prendre une décision avec sa propre vision du terrain.