• [^] # Re: Jolie nimage

    Posté par . En réponse au journal Le coup final de l ́esclavage des peuples, par l’endettement. Évalué à 8.

    La jolie nimage elle est à gauche de l’écran. C’est la reproduction d’une sorte de marbre sur lequel est écrit l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Quand le gouvernement viole le droit du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

    Je ne trouve pas Papandréou si minable qu’on le décrit dans tous les médias. Lui, il a compris un truc que tous les autres dirigeants Européens ont compris et prévu depuis très longtemps mais qu’ils effacent de leurs discours : la politique Européenne a pour effet d’amener l’histoire à se répéter.

    Elle a amené la Grèce à se retrouver dans la situation de l’Italie des années 70, une ambiance prérévolutionnaire et avec de forts risques d’apparition de groupuscules terroristes. La Grèce en est là, et même si la restitution de sa souveraineté au peuple par voie de référendum est une réaction un peu tardive, et désespérée, elle a au moins le mérite de bien resituer le problème.

    Je ne vois pas quel autre choix avait Papandréou pour tenter de désamorcer la dynamite. La Convention Européenne de Sauvegarde etc. accorde aux électeurs le droit d’être consultés. Une manière polie de leur dénier le pouvoir de décision. Et que pourraient-ils décider d’autre que la couleur de la tapisserie, quand la politique a été constitutionnalisée et ne pourra subir de retouches ?

    Ce n’est pas par hasard que la même Convention Européenne de Sauvegarde etc. légalise les exécutions sommaires. Après, il faudra qu’on m’explique. Le plan de sauvetage de la Grèce lui impose en contrepartie d’accélérer la privatisation de ses services publics. C’est un sauvetage, ça ?

    Je travaille dans un service public en voie de privatisation, je constate les transferts de frais vers les finances publiques et de bénéfices dans des poches privées, et par extrapolation je n’ose imaginer les sommes publiques colossales englouties par la privatisation de tous les services publics.

    Qui s’est amusé à les chiffrer ? Personne. Mais ça ne peut être que des sommes colossales. Et comment va faire la Grèce pour les assumer ? S’endetter encore ?

    Ou les Grecs tout faire sauter si on leur interdit de s’exprimer ?