Effectivement, et il est plus que probable, du moins j'ai tendance à le penser en te lisant que c'est le cas, que tu proposes des stages réels au sens à la fois de leur intérêt pédagogique et de leur respect de la loi. Ta définition de stage est la bonne, j'en suis totalement convaincu. Simplement, ce n'est pas la définition qu'utilise 95% des entreprises (évaluation faite par mon pifomètre (tm)) pour lesquelles stagiaires juste == main-d'œuvre bon marché. C'est ce que je dénonçais.
D'autre part tu ne peux résumer mon précédent aussi partiellement par "Tu délire complètement avec cette histoire de bizutage."
Relis le attentivement.
Si tu craignais que je ne veuille assimiler ta boite à une entité qui pratique le bizutage, rassure-toi il n'en est rien. Je voulais simplement mettre en avant les similitudes de raisonnement entre ton discours que je résumerai imparfaitement en "l'acceptance de la douleur prouve au moins la motivation" en faisant un parallèle tentant d'exposer pourquoi je trouve inacceptable l'érection en approbation de la douleur subie si elle implique une preuve de la motivation, car relevant en fin de compte d'effets humains psychologiques classiques menant les abusés à trouver un sens positif à ce qu'ils ont subis simplement pour ne pas déprimer, y compris parfois en reproduisant ou en s'identifiant et en avantageant de manière disproportionné par la suite leur co-abusés par le raisonnement conscient ou inconscient "il a vécu les mêmes difficultés illégitimes et il a malgré ça lui aussi réussi et même peut être qu'il a fait émerger des opportunités positives de cette situation difficile". Ce mode de pensé et trop facile et fait trop souvent oublier qu'à la base subir lesdites difficultés était injustifiable, et que des opportunités égales ou supérieures auraient pu se manifester sans elles, ou qu'elles sont décorrélées.
Je suis parfaitement capable d'analyser les avantages et les inconvénients d'une situation et de comprendre que pour une situation donné à très faible indemnité de stage et déplacement géographique coûteux, certains étudiant fassent néanmoins le choix de cette situation au vu des avantages, choisissant donc consciemment d'endurer les inconvénients. Simplement, les indemniser correctement ne réduirait pas leur motivation, et tu n'a pas non plus répondu à ma remarque que les indemniser correctement permettrait peut-être aussi à d'autres moins avantagés et tout aussi voire plus compétents et/ou motivés de répondre.
Quant à l'argument "on n'aurait jamais embauché ces stagiaires directement avec un salaire plein" je le réfute lui aussi en tant que mauvaise compréhension de ce mes propres arguments. Je n'ai jamais appelé à payer des stagiaires, même de fin d'étude, à des salaires d'ingénieur en début de carrière, ni même à ce salaire -10%. Encore faut-il que leur travaux ne correspondent PAS exclusivement à des travaux d'ingénieur en début de carrière, auquel cas le stage est complètement tout simplement illégal et pas simplement techniquement vu qu'il cherche carrément à obtenir illégalement des avantages que la boite n'a pas les moyens d'avoir légalement (ou à les moyens mais ne veut pas pour déporter encore les richesses vers d'autres horizons, ce qui serait en plus immoral).
Enfin concernant le fait que je me soit moi-même fait arnaquer ou non, et bien peut-être bien (mais pour l'instant je tends légèrement à penser que non -- tout en ayant conscience que je suis probablement biaisé par les effets psychologiques que j'énonce plus haut). Simplement, si c'est effectivement le cas (il faut encore que j'y réfléchisse pour faire le point sur ce que j'y avait appris et si j'ai appris un nombre insuffisant de chose, comprendre si c'était de ma faut ou non, ainsi que réanalyser la mission et ses conditions d'exécution pour savoir si l'on pouvait y trouver quelque chose à tendance formatrice pour moi au lieu de simplement productrice pour le CEA -- et pour info comprendre la vie d'une grosse entité ne compte pas) je ne retirerai aucune fierté de m'être peut-être fait arnaqué, je ne me chercherai pas d'excuse me disant "ouai mais non en fait car cela prouve que j'étais sans doute génial et extrêmement motivé", et j'aurai même avec le recul une certaine honte d'avoir accepté sans trop râler de fausser le marché.
Je tiens simplement à dénoncer ces situations potentielles, ce que je fais ici. J'ajoute que la politique d'indemnisation de stage du CEA était (et est peut-être encore) d'une ineptie absolue (ce qui a d'ailleurs fortement contribué à ma faible indemnisation en premier lieu) et aggrave ainsi les conditions d'exécution des stages bordelines et illégaux.
[^] # Re: stage ?
Posté par Guillaume Knispel . En réponse au journal Des stages systèmes Linux !. Évalué à 3.
Effectivement, et il est plus que probable, du moins j'ai tendance à le penser en te lisant que c'est le cas, que tu proposes des stages réels au sens à la fois de leur intérêt pédagogique et de leur respect de la loi. Ta définition de stage est la bonne, j'en suis totalement convaincu. Simplement, ce n'est pas la définition qu'utilise 95% des entreprises (évaluation faite par mon pifomètre (tm)) pour lesquelles stagiaires juste == main-d'œuvre bon marché. C'est ce que je dénonçais.
D'autre part tu ne peux résumer mon précédent aussi partiellement par "Tu délire complètement avec cette histoire de bizutage."
Relis le attentivement.
Si tu craignais que je ne veuille assimiler ta boite à une entité qui pratique le bizutage, rassure-toi il n'en est rien. Je voulais simplement mettre en avant les similitudes de raisonnement entre ton discours que je résumerai imparfaitement en "l'acceptance de la douleur prouve au moins la motivation" en faisant un parallèle tentant d'exposer pourquoi je trouve inacceptable l'érection en approbation de la douleur subie si elle implique une preuve de la motivation, car relevant en fin de compte d'effets humains psychologiques classiques menant les abusés à trouver un sens positif à ce qu'ils ont subis simplement pour ne pas déprimer, y compris parfois en reproduisant ou en s'identifiant et en avantageant de manière disproportionné par la suite leur co-abusés par le raisonnement conscient ou inconscient "il a vécu les mêmes difficultés illégitimes et il a malgré ça lui aussi réussi et même peut être qu'il a fait émerger des opportunités positives de cette situation difficile". Ce mode de pensé et trop facile et fait trop souvent oublier qu'à la base subir lesdites difficultés était injustifiable, et que des opportunités égales ou supérieures auraient pu se manifester sans elles, ou qu'elles sont décorrélées.
Je suis parfaitement capable d'analyser les avantages et les inconvénients d'une situation et de comprendre que pour une situation donné à très faible indemnité de stage et déplacement géographique coûteux, certains étudiant fassent néanmoins le choix de cette situation au vu des avantages, choisissant donc consciemment d'endurer les inconvénients. Simplement, les indemniser correctement ne réduirait pas leur motivation, et tu n'a pas non plus répondu à ma remarque que les indemniser correctement permettrait peut-être aussi à d'autres moins avantagés et tout aussi voire plus compétents et/ou motivés de répondre.
Quant à l'argument "on n'aurait jamais embauché ces stagiaires directement avec un salaire plein" je le réfute lui aussi en tant que mauvaise compréhension de ce mes propres arguments. Je n'ai jamais appelé à payer des stagiaires, même de fin d'étude, à des salaires d'ingénieur en début de carrière, ni même à ce salaire -10%. Encore faut-il que leur travaux ne correspondent PAS exclusivement à des travaux d'ingénieur en début de carrière, auquel cas le stage est complètement tout simplement illégal et pas simplement techniquement vu qu'il cherche carrément à obtenir illégalement des avantages que la boite n'a pas les moyens d'avoir légalement (ou à les moyens mais ne veut pas pour déporter encore les richesses vers d'autres horizons, ce qui serait en plus immoral).
Enfin concernant le fait que je me soit moi-même fait arnaquer ou non, et bien peut-être bien (mais pour l'instant je tends légèrement à penser que non -- tout en ayant conscience que je suis probablement biaisé par les effets psychologiques que j'énonce plus haut). Simplement, si c'est effectivement le cas (il faut encore que j'y réfléchisse pour faire le point sur ce que j'y avait appris et si j'ai appris un nombre insuffisant de chose, comprendre si c'était de ma faut ou non, ainsi que réanalyser la mission et ses conditions d'exécution pour savoir si l'on pouvait y trouver quelque chose à tendance formatrice pour moi au lieu de simplement productrice pour le CEA -- et pour info comprendre la vie d'une grosse entité ne compte pas) je ne retirerai aucune fierté de m'être peut-être fait arnaqué, je ne me chercherai pas d'excuse me disant "ouai mais non en fait car cela prouve que j'étais sans doute génial et extrêmement motivé", et j'aurai même avec le recul une certaine honte d'avoir accepté sans trop râler de fausser le marché.
Je tiens simplement à dénoncer ces situations potentielles, ce que je fais ici. J'ajoute que la politique d'indemnisation de stage du CEA était (et est peut-être encore) d'une ineptie absolue (ce qui a d'ailleurs fortement contribué à ma faible indemnisation en premier lieu) et aggrave ainsi les conditions d'exécution des stages bordelines et illégaux.