• [^] # Re: 1er degré ? Ironie ?

    Posté par . En réponse au journal Comment un boulet va mener l'Europe et le monde à sa perte. Évalué à 2.

    Les problèmes des USA sont récents (10 ans) mais les fondamentaux sont solides : ils sont très bien placés dans la plupart des secteurs émergents, ont une industrie innovante et ont un capital social très solide. Ils ont un système politique stable depuis deux siècles, et vivant. Ils sont influents dans le monde entier, ils ont un soft power inégalé. Les problèmes actuels sont pour eux des épiphénomènes, ils vont devoir affronter à moyen terme une nouvelle concurrence internationale mais je ne m'en fais pas trop pour eux, leur systèmes politiques, sociaux et économiques sont cohérents, solides, stables et efficaces.

    Au niveau des différentes possibilités de financement des entreprises :
    * Les artisans et TPE constituent un employeur très important en France, et c'est tant mieux. Cependant il faut voir que c'est des métiers qui demandent pour la plupart peu de capitaux et sont peu risqués. Il y a une grande part d'auto-financement et de financement sur fonds propres. Pour les TPE à forte possibilité de croissance, cf deux catégories plus loin.
    * Les très grandes entreprises se financent sans trop de soucis, ils ont les moyens de se financer en bourse, de mettre en place des circuits propres, de mettre en concurrence des banques (voir d'en créer).
    * Il reste les entreprises non cotés mais de taille trop importante pour que l'auto-financement suffise à leur croissance. Dans ce cas les marchés peuvent apporter des financements et les banques ne sont pas forcément nécessaires, et c'est le fonctionnement normal aux USA, avec les privates equities. En Allemagne le fonctionnement normal est d'emprunter à une banque. Je ne dis pas qu'une situation est meilleure que l'autre, mais dire que sans les banques point de salut c'est tout simplement faux.