C'est parce que tu n'as pas vraiment la même interprétation du copyright que moi (en fait tu ne l'interprètes pas, tu l'appliques à la lettre). Je ne critique pas ton comportement, hein, il me semble tout à fait défendable. Je veux juste parler un peu de la philosophie de la chose pour expliquer le mien.
En fait, j'ai l'impression que tu sacralises le copyright. Que tu considères le copyright comme une entité isolée de tout, et supérieure à tout. Supérieure à l'utilisateur, mais aussi supérieure à l'auteur.
En fait, je pense que le copyright ne serait rien sans la volonté de l'auteur. Le copyright tire sa légitimité de la volonté de l'auteur. En cas de conflit, la volonté de l'auteur me semble ainsi supérieure au copyright (que vaut un copyright, s'il ne tire sa légitimité que de sa propre existence ?), et c'est pour ça que je me suis empressé de dire à l'auteur en question d'abandonner sa licence CC-BY-NC-ND au profit d'un copyright classique.
Un autre aspect de la chose est comment on considère une relation de conflit. Tu dis "il a voulu se la jouer in, ben je le prend au mot, j'ai une copie en CC donc je la diffuse un max".
Dans une communauté de partisans du partageable, il s'agit là d'un paradoxe (la communauté pirate est d'ailleurs la première à souffrir de cet énorme paradoxe !) : pour les partisans du partage, partager est une bonne chose. Partager, c'est donner du crédit à l'œuvre, c'est apporter de la reconnaissance à l'auteur. Or, un auteur qui refuse que son œuvre soit partagée, c'est un auteur qui se coupe du reste de l'humanité, d'une certaine manière : on n'a pas envie de lui faire plaisir.
Du coup la réaction logique serait : "Tu n'as pas envie que ton œuvre soit partagée ? Parfait, je ne la partagerai pas. Mais je ne lui ferai pas de pub non plus : d'une part parce que faire de la pub pour quelque chose qu'on ne peut pas partager m'est moralement inacceptable, d'autre part parce que quand mes copains libristes se rendent sur ta page, ils ne peuvent pas voir l'œuvre sans installer un logiciel propriétaire. Et comme tu refuses qu'elle soit publiée dans un format lisible..."
[^] # Re: Question basique ⇒ FAQ
Posté par gnuzer . En réponse au journal Serial encoding, droit d'auteur, licences partageables et trollitude. Évalué à 3.
C'est parce que tu n'as pas vraiment la même interprétation du copyright que moi (en fait tu ne l'interprètes pas, tu l'appliques à la lettre). Je ne critique pas ton comportement, hein, il me semble tout à fait défendable. Je veux juste parler un peu de la philosophie de la chose pour expliquer le mien.
En fait, j'ai l'impression que tu sacralises le copyright. Que tu considères le copyright comme une entité isolée de tout, et supérieure à tout. Supérieure à l'utilisateur, mais aussi supérieure à l'auteur.
En fait, je pense que le copyright ne serait rien sans la volonté de l'auteur. Le copyright tire sa légitimité de la volonté de l'auteur. En cas de conflit, la volonté de l'auteur me semble ainsi supérieure au copyright (que vaut un copyright, s'il ne tire sa légitimité que de sa propre existence ?), et c'est pour ça que je me suis empressé de dire à l'auteur en question d'abandonner sa licence CC-BY-NC-ND au profit d'un copyright classique.
Un autre aspect de la chose est comment on considère une relation de conflit. Tu dis "il a voulu se la jouer in, ben je le prend au mot, j'ai une copie en CC donc je la diffuse un max".
Dans une communauté de partisans du partageable, il s'agit là d'un paradoxe (la communauté pirate est d'ailleurs la première à souffrir de cet énorme paradoxe !) : pour les partisans du partage, partager est une bonne chose. Partager, c'est donner du crédit à l'œuvre, c'est apporter de la reconnaissance à l'auteur. Or, un auteur qui refuse que son œuvre soit partagée, c'est un auteur qui se coupe du reste de l'humanité, d'une certaine manière : on n'a pas envie de lui faire plaisir.
Du coup la réaction logique serait : "Tu n'as pas envie que ton œuvre soit partagée ? Parfait, je ne la partagerai pas. Mais je ne lui ferai pas de pub non plus : d'une part parce que faire de la pub pour quelque chose qu'on ne peut pas partager m'est moralement inacceptable, d'autre part parce que quand mes copains libristes se rendent sur ta page, ils ne peuvent pas voir l'œuvre sans installer un logiciel propriétaire. Et comme tu refuses qu'elle soit publiée dans un format lisible..."