• [^] # Re: Dénoncés, et alors ?

    Posté par . En réponse au journal La délation: nouvelle méthode de la Business Software Alliance. Évalué à 9.

    Un exemple vécu de ce qui se passe ensuite.

    Dans ma boite, les courriers menaçants et sans fondements du BSA passaient directement à la poubelle.
    Pendant plusieurs années, nous avons procédé ainsi.
    Sauf qu'un jour, nous avons été directement contactés par une entreprise bien connue, adhérente du BSA. L'interlocuteur nous a expliqué que si nous ne répondions pas, certes nous ne recevrions pas la visite de la maréchaussée. Par contre, la maison mère serait mise au courant de notre «mauvaise volonté», et vu qu'elle même disposait d'accords commerciaux pour l'achat de licences d'utilisations, ces accords seraient remis en cause.

    Nous avons donc répondu à un questionnaire fort indiscret.
    Taille du parc, répartition, logiciels installés (y compris les logiciels libres, car «ah mais vous avez tant de serveur, et vous avez déclaré moins de licences»), etc...
    Un bon gros questionnaire commercial, pour de la prospection future.
    Avec pas mal d'aller et retours téléphoniques/emails entre notre service et le commercial de la partie adverse (à ce stade, on ne peut pas décemment parler de «partenaires commerciaux»).
    De toutes façons nous avions toutes les licences, et même si ça n'avait pas été le cas, je ne vois pas comment ils auraient pu vérifier. Hors commission rogatoire bien sûr, car autrement ils ne rentrent pas dans l'entreprise.

    Renseignement pris, il parait que le chantage à la maison mère est une pratique très courante de la part de certains adhérents du BSA. Je ne sais pas si le BSA procède ainsi, mais je pense que leur levier serait moindre, car ils ne disposent pas du moyen de pression du contrat cadre.

    Discussions en français sur la création de jeux videos : IRC libera / #gamedev-fr