Sur la manière de nommer ce courant, J.-D. Kraege donne une assez bonne vue des problèmes de chaque nom proposé, dans Les pièges de la foi: lettre ouverte aux évangéliques. Par exemple, pour ce qui est de "évangélique" au sens de "mettre les textes appelés évangiles au premier plan", toutes les dénominations chrétiennes se réclament de l'évangile [parce que dans "christianisme" il y a "christ", le Christ est présenté dans les évangiles, et "christianisme" sans "christ" ça fait "ianisme" et "ianisme" ça veut rien dire. CQFD.] Kraege propose "évangélique évangélique" (pour qualifier le terme général d'"évangélique"), mais ça fait un peu... redondant.
Une définition sociologique reste à mon sens la meilleure (et peut importe le nom donnée), et pour ça en français Sébastien Fath est la référence. Un/e "évangélique" serait quelqu'un pour qui (basé sur la définition de Bebbington, historien britannique):
la Bible est première (plutôt que la tradition, l'expérience, etc.)
la croix est centrale (plutôt que l'incarnation, la résurrection, etc.)
la conversion est nécessaire (comprise souvent comme un événement unique datable toussa)
le militantisme est important (chaque chrétien est engagé, ce qui mène à une ecclesiologie de confessant)
Et accessoirement, le lieux où l'on trouve le plus d'"évangéliques" n'est plus dans "la première puissance industrielle et militaire mondiale" ni "là-bas dans le nord", mais dans le Tiers-Monde en général (principalement Amérique Latine, Afrique, et certains pays d'Asie). Comme d'ailleurs pour l'ensemble du christianisme, qui est de moins un moins une religion centrée en occident.
Bref.
Sinon, pour les chrétiens sur linuxfr (les autres, sivouplé patapay), est-ce qu'il y en a qui on fait des réflexions sur le lien entre leur foi et les logiciels libres ? Où qui connaissent des gens qui se sont embarqués dans le schmilblick ? Ce serait intéressant de rassembler l'expertise dans ce domaine. Pour ma part j'ai jadis creusé un peu l'impact des "droits de propriété intellectuelle" sur les pays en développement dans une perspective de théologie de la libération, ainsi que sur l'herméneutique et notamment l'héritage philosophique derrière la notion d'auteur cachée sous l'idée de droit d'auteur. (Faudra que je pense à faire une journal là-dessus un jour, histoire de me faire lyncher).
[^] # Re: Comparaisons
Posté par Olivier (site web personnel) . En réponse au journal Tunisie : Le figaro utilise le même fonds rhétorique que Gaddhafi ou l'AKP. Évalué à 8.
Sur la manière de nommer ce courant, J.-D. Kraege donne une assez bonne vue des problèmes de chaque nom proposé, dans Les pièges de la foi: lettre ouverte aux évangéliques. Par exemple, pour ce qui est de "évangélique" au sens de "mettre les textes appelés évangiles au premier plan", toutes les dénominations chrétiennes se réclament de l'évangile [parce que dans "christianisme" il y a "christ", le Christ est présenté dans les évangiles, et "christianisme" sans "christ" ça fait "ianisme" et "ianisme" ça veut rien dire. CQFD.] Kraege propose "évangélique évangélique" (pour qualifier le terme général d'"évangélique"), mais ça fait un peu... redondant.
Une définition sociologique reste à mon sens la meilleure (et peut importe le nom donnée), et pour ça en français Sébastien Fath est la référence. Un/e "évangélique" serait quelqu'un pour qui (basé sur la définition de Bebbington, historien britannique):
Et accessoirement, le lieux où l'on trouve le plus d'"évangéliques" n'est plus dans "la première puissance industrielle et militaire mondiale" ni "là-bas dans le nord", mais dans le Tiers-Monde en général (principalement Amérique Latine, Afrique, et certains pays d'Asie). Comme d'ailleurs pour l'ensemble du christianisme, qui est de moins un moins une religion centrée en occident.
Bref.
Sinon, pour les chrétiens sur linuxfr (les autres, sivouplé patapay), est-ce qu'il y en a qui on fait des réflexions sur le lien entre leur foi et les logiciels libres ? Où qui connaissent des gens qui se sont embarqués dans le schmilblick ? Ce serait intéressant de rassembler l'expertise dans ce domaine. Pour ma part j'ai jadis creusé un peu l'impact des "droits de propriété intellectuelle" sur les pays en développement dans une perspective de théologie de la libération, ainsi que sur l'herméneutique et notamment l'héritage philosophique derrière la notion d'auteur cachée sous l'idée de droit d'auteur. (Faudra que je pense à faire une journal là-dessus un jour, histoire de me faire lyncher).