En fait, si Steve Jobs a eu le droit à tout ce foin médiatique, c'est que beaucoup de monde se demandent s'ils sauront se passer de lui.
Sa propre mort est une opération commerciale, médiatiquement préparée et attendue.
Steve Jobs va manquer à la société Apple, Steve Jobs va manquer aux clients Apple.
Dennis Ritchie peut mourir en silence : il a transmit. Ce qu'il a apporté, le monde se l'est approprié.
Le monde aura du mal à se passer du travail de Dennis Ritchie, mais le monde continue le travail de Dennis Ritchie, d'autres génies pourront remplacer Dennis Ritchie. Là est le vrai génie : Il a réussi à détacher son travail des limites de sa propre personne, et c'est pourquoi il est peut être universellement repris. D'autres ont repris son travail, on a inventé le C++, le Java, l'ObjectiveC, le C#... Il y a eu BSD, Solaris, GNU, Linux... il y en aura d'autres.
Le travail de Dennis Ritchie a pu révéler d'autres génies qui assument excellement la relève, comme Linux Torvalds. Quel génie sera révélé par le travail de Steve Jobs ?
Le cours de bourse d'Apple était lié à la santé de Steve Jobs.
L'oeuvre de Dennis Ritchie est féconde, universelle, car elle a dépassé ses propres limites. Il peut mourir adulé ou effacé, il a accouché, et l'humanité (qui est toujours ingrate) en profite bien, son enfant vit.
On ne remercie jamais assez les parents parce qu'on est incapable de mesurer ce qu'on leur doit, mais on comble les séducteurs.
Mon travail aujourd'hui, je le dois en grande partie à Dennis Ritchie, je ne dois rien à Steve Jobs.
Je sais ce que Dennis Ritchie m'a appris, je sais que Steve Jobs ne m'a rien appris.
Je peux continuer, humblement, à ma petite mesure, l'oeuvre de Dennis Ritchie, je ne peux pas continuer l'oeuvre de Steve Jobs.
Steve Jobs emporte son talent dans la tombe.
Dennis Ritchie nous l'a complètement abandonné, au point qu'on a oublié de qui on le tenait.
Deux seigneurs, l'un était un serviteur, l'autre une idole.
Le veau d'or ne peux être construit sans l'or du serviteur, et c'est l'idole qui reçoit les offrandes et hommages.
Les enfants sont ingrats, on respire l'air sans y penser, c'est ainsi que le monde tourne.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
# Les génies sont ceux qui ne manquent pas
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Dennis Ritchie, un père d’UNIX, nous a quittés. Évalué à 10.
En fait, si Steve Jobs a eu le droit à tout ce foin médiatique, c'est que beaucoup de monde se demandent s'ils sauront se passer de lui.
Sa propre mort est une opération commerciale, médiatiquement préparée et attendue.
Steve Jobs va manquer à la société Apple, Steve Jobs va manquer aux clients Apple.
Dennis Ritchie peut mourir en silence : il a transmit. Ce qu'il a apporté, le monde se l'est approprié.
Le monde aura du mal à se passer du travail de Dennis Ritchie, mais le monde continue le travail de Dennis Ritchie, d'autres génies pourront remplacer Dennis Ritchie. Là est le vrai génie : Il a réussi à détacher son travail des limites de sa propre personne, et c'est pourquoi il est peut être universellement repris. D'autres ont repris son travail, on a inventé le C++, le Java, l'ObjectiveC, le C#... Il y a eu BSD, Solaris, GNU, Linux... il y en aura d'autres.
Le travail de Dennis Ritchie a pu révéler d'autres génies qui assument excellement la relève, comme Linux Torvalds. Quel génie sera révélé par le travail de Steve Jobs ?
Le cours de bourse d'Apple était lié à la santé de Steve Jobs.
L'oeuvre de Dennis Ritchie est féconde, universelle, car elle a dépassé ses propres limites. Il peut mourir adulé ou effacé, il a accouché, et l'humanité (qui est toujours ingrate) en profite bien, son enfant vit.
On ne remercie jamais assez les parents parce qu'on est incapable de mesurer ce qu'on leur doit, mais on comble les séducteurs.
Mon travail aujourd'hui, je le dois en grande partie à Dennis Ritchie, je ne dois rien à Steve Jobs.
Je sais ce que Dennis Ritchie m'a appris, je sais que Steve Jobs ne m'a rien appris.
Je peux continuer, humblement, à ma petite mesure, l'oeuvre de Dennis Ritchie, je ne peux pas continuer l'oeuvre de Steve Jobs.
Steve Jobs emporte son talent dans la tombe.
Dennis Ritchie nous l'a complètement abandonné, au point qu'on a oublié de qui on le tenait.
Deux seigneurs, l'un était un serviteur, l'autre une idole.
Le veau d'or ne peux être construit sans l'or du serviteur, et c'est l'idole qui reçoit les offrandes et hommages.
Les enfants sont ingrats, on respire l'air sans y penser, c'est ainsi que le monde tourne.
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