À l'époque où Steve Jobs "bricolait" dans son garage, moi, dans ma petite chambre d'étudiant, je m'échinais à faire sortir un son plus ou moins métallique d'une petite carte électronique à microprocesseur SC/MP achetée à une petite société française de Reims très en pointe. Et ça marchait, c'était nouveau et ça faisait rêver. Pendant ce temps, mes voisins bricolait des chaines HIFI et les poussait à toutes berzingues dans un boucan d'enfer.
Deux ans plus tard, je mettais au point un programme de gestion personnelle de budget en BASIC sur un PET de Commodore et enregistré sur cassette audio. La revue "L'ordinateur individuel" était notre liste de diffusion en long différé (Internet n'existait pas, ni Linux) avec ses articles très pédagogiques pleins de bidouilles et d'échanges entre lecteurs. Elle a beaucoup changé dans le mauvais sens. Nous étions peu nombreux mais très motivés.
Financièrement, je n'ai pas eu la chance de SJ, loin de là (ni bien sûr ses compétences), mais l'industrie française non plus, elle qui ne voyait en l'informatique individuelle qu'un jeu pour étudiant en goguette, donc sans avenir. Seuls les gros systèmes, les gros Data centers, etc. étaient source de profit pour elle. Cette erreur qui dura jusqu'à la fin des années 1980, fut une des raisons de la grande faiblesse (l'écroulement ou le non décollage ?) de l'industrie électronique actuelle, et partiellement de l'informatique, en France. Linux et le libre nous permet de limiter les dégâts, mais, chut, les politiques et autres décideurs ne le savent pas (tous).
[^] # Re: Rien à cirer
Posté par rpnpif . En réponse à la dépêche Steve Jobs (1955-2011). Évalué à 4.
À l'époque où Steve Jobs "bricolait" dans son garage, moi, dans ma petite chambre d'étudiant, je m'échinais à faire sortir un son plus ou moins métallique d'une petite carte électronique à microprocesseur SC/MP achetée à une petite société française de Reims très en pointe. Et ça marchait, c'était nouveau et ça faisait rêver. Pendant ce temps, mes voisins bricolait des chaines HIFI et les poussait à toutes berzingues dans un boucan d'enfer.
Deux ans plus tard, je mettais au point un programme de gestion personnelle de budget en BASIC sur un PET de Commodore et enregistré sur cassette audio. La revue "L'ordinateur individuel" était notre liste de diffusion en long différé (Internet n'existait pas, ni Linux) avec ses articles très pédagogiques pleins de bidouilles et d'échanges entre lecteurs. Elle a beaucoup changé dans le mauvais sens. Nous étions peu nombreux mais très motivés.
Financièrement, je n'ai pas eu la chance de SJ, loin de là (ni bien sûr ses compétences), mais l'industrie française non plus, elle qui ne voyait en l'informatique individuelle qu'un jeu pour étudiant en goguette, donc sans avenir. Seuls les gros systèmes, les gros Data centers, etc. étaient source de profit pour elle. Cette erreur qui dura jusqu'à la fin des années 1980, fut une des raisons de la grande faiblesse (l'écroulement ou le non décollage ?) de l'industrie électronique actuelle, et partiellement de l'informatique, en France. Linux et le libre nous permet de limiter les dégâts, mais, chut, les politiques et autres décideurs ne le savent pas (tous).