Non, il faudrait que je vérifie mais il me semble que c'est contradictoire avec la définition de la sainteté. Avant de mourir ils étaient de futurs saints.
Le saint est saint parce qu'il est saint au moment de sa mort (et donc qu'il vivait saintement au moment de sa mort), on ne change pas après la mort, on ne devient pas saitn après la mort, on ne peut être saint après la mort que si l'on est saint au moment de la mort, donc en vie. :) Pour être saint il faut être saint avant de mourir :).
En fait la sainteté est un objectif quotidien (sinon on peut procrastiner sa sainteté :).
Donc il est possible d'être saint au jour le jour, et c'est ce que recherche le croyant qui se sanctifie ici et maintenant.
De même il est pleins de saints inconnus, la canonisation ne sanctifie pas, ne « fabrique » pas des saints, mais constate leur sainteté, et les présentent comme modèle, d'où un procès en bonne et due forme, et le fait qu'on attend qu'ils ne puissent plus changer (à la différence de certains prix nobels de la paix (par exemple) qui ont pu faire scandale après nomination).
Évidemment, comme il s'agit de présenter des modèles, certains pourront juger certaines canonisation pédagogiques voire politiques, mais le procès est là pour garantir que le modèle est intègre sur tout les plans : on ne canonise pas pour un coup d'éclat... mais il faut que rien n'empêche cette canonisation. Ainsi on voudrait pour des raisons politiques proposer plein de gens qui ont fait de belles choses honorables, mais à qui on peut reprocher beaucoup de choses et qui ne peuvent être canonisés.
Autrement, il y a plein de gens dont la canonisation pourrait étonner, comme sainte Thèrése de Lisieux morte d'une tuberculeuse à 24 ans cloitrée dans le carmel où elle est entrée à 15 ans, et qui aurait pu être bien oubliée et qui se retrouve docteur de l'Église (non seulement l'exemple de sa vie mais son enseignement est particulièrement proposé). On peut donner aussi l'exemple de saint Benoît Joseph Labre, clochard français.
On peut analyser les modèles, on peut aussi analyser les métadonnées, comme le nombre de canonisation par exemple, Jean Paul 2 en a canonisé à tours de bras, on peut y voir une volonté de montrer des modèles dans beaucoup de milieux, classes sociales, dans une société où on se dit facilement « ce n'est pas pour moi ». Mais là encore, même s'il le nombre est grand, il a fallu trouver les personnes acceptables, et on ne peut pas forcer le procès de canonisation. Certains modèles canonisés pourront servir une volonté pédagogique, mais la volonté pédagogique ne peut canoniser.
Les distinctions bienheureux, saints ou autres portent sur la valeur du modèle et la capacité à le prendre et le proposer comme exemple, on affirme leur sainteté (la personne béatifiée ne deviendra pas plus sainte après sa canonisation) mais il y a plusieurs procès dont le plus stricte est celui de la canonisation qui ne se limite pas à garantir la sainteté de la personne, mais aussi la présenter comme modèle...
Si quelqu'un est béatifié, on sait qu'il s'est sanctifié.
Si quelqu'un est canonisé, on sait qu'il s'est sanctifié, mais aussi qu'on peut proposer son exemple et se sanctifier soi-même en suivant son exemple. Forcément la prudence est de mise.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Franchement
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Décence et respect autour d'un décès. Évalué à 3.
Le saint est saint parce qu'il est saint au moment de sa mort (et donc qu'il vivait saintement au moment de sa mort), on ne change pas après la mort, on ne devient pas saitn après la mort, on ne peut être saint après la mort que si l'on est saint au moment de la mort, donc en vie. :) Pour être saint il faut être saint avant de mourir :).
En fait la sainteté est un objectif quotidien (sinon on peut procrastiner sa sainteté :).
Donc il est possible d'être saint au jour le jour, et c'est ce que recherche le croyant qui se sanctifie ici et maintenant.
De même il est pleins de saints inconnus, la canonisation ne sanctifie pas, ne « fabrique » pas des saints, mais constate leur sainteté, et les présentent comme modèle, d'où un procès en bonne et due forme, et le fait qu'on attend qu'ils ne puissent plus changer (à la différence de certains prix nobels de la paix (par exemple) qui ont pu faire scandale après nomination).
Évidemment, comme il s'agit de présenter des modèles, certains pourront juger certaines canonisation pédagogiques voire politiques, mais le procès est là pour garantir que le modèle est intègre sur tout les plans : on ne canonise pas pour un coup d'éclat... mais il faut que rien n'empêche cette canonisation. Ainsi on voudrait pour des raisons politiques proposer plein de gens qui ont fait de belles choses honorables, mais à qui on peut reprocher beaucoup de choses et qui ne peuvent être canonisés.
Autrement, il y a plein de gens dont la canonisation pourrait étonner, comme sainte Thèrése de Lisieux morte d'une tuberculeuse à 24 ans cloitrée dans le carmel où elle est entrée à 15 ans, et qui aurait pu être bien oubliée et qui se retrouve docteur de l'Église (non seulement l'exemple de sa vie mais son enseignement est particulièrement proposé). On peut donner aussi l'exemple de saint Benoît Joseph Labre, clochard français.
On peut analyser les modèles, on peut aussi analyser les métadonnées, comme le nombre de canonisation par exemple, Jean Paul 2 en a canonisé à tours de bras, on peut y voir une volonté de montrer des modèles dans beaucoup de milieux, classes sociales, dans une société où on se dit facilement « ce n'est pas pour moi ». Mais là encore, même s'il le nombre est grand, il a fallu trouver les personnes acceptables, et on ne peut pas forcer le procès de canonisation. Certains modèles canonisés pourront servir une volonté pédagogique, mais la volonté pédagogique ne peut canoniser.
Les distinctions bienheureux, saints ou autres portent sur la valeur du modèle et la capacité à le prendre et le proposer comme exemple, on affirme leur sainteté (la personne béatifiée ne deviendra pas plus sainte après sa canonisation) mais il y a plusieurs procès dont le plus stricte est celui de la canonisation qui ne se limite pas à garantir la sainteté de la personne, mais aussi la présenter comme modèle...
Si quelqu'un est béatifié, on sait qu'il s'est sanctifié.
Si quelqu'un est canonisé, on sait qu'il s'est sanctifié, mais aussi qu'on peut proposer son exemple et se sanctifier soi-même en suivant son exemple. Forcément la prudence est de mise.
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