L'Académie Française (AF), on aime ou on aime pas, c'est pas important. Que leur idées passent ou pas dans le grand-public, c'est le public qui décide, logique.
Mais je me dois de relever les erreurs et omissions dans ce que tu dis :
À propos de mèl
« mèl » n'a jamais été recommandé par l'AF, il a été proposé à une époque mais bon, ça c'est perdu. Ce qui est reconnu par l'AF c'est l'abbréviation « Mél. » choisie par le mincult et la dglf[1] pour avoir un équivalent à l'abbréviation « Tél. » pour « téléphone » dans les documents officiels tel que le JO [2]. Il est d'ailleurs explicitement noté que « Mél. » ne doit pas être utilisé comme substantif.
Le terme officiel est « courrier électronique ».
À propos de la féminisation des titres et métiers
Leur raisons sont clairement expliquées en [3] :
En français le genre masculin est un genre non marqué et le genre féminin un mode marqué. Le genre masculin est utilisé pour representer ce qui n'est pas sexué ; le genre féminin, lui, marque explicitement les choses comme étant de sexe féminin.
Ainsi, chercher à adapter au féminin les titres et métiers revient à créer des termes qui servent à explicitement montrer que la personne est une femme, alors que conserver le terme d'origine ne dénote que la fonction. De ce fait, beaucoup de femmes sont contre la féminisation des titres, car celle-ci forme une ségrégation explicite, ce qui est intélorable dans un république prônant l'égalité.
La féminisation est un délire proposé par le gouvernement début 1984 et immédiatement combattu par l'AF [4]. La commission de terminologie désignée au départ pour la féminisation a fini par reconnaitre les défauts de sa démarche [5], et ce en grande partie grâce à l'AF.
Malgré cela, L. Jospin a montré sa volonté de pousser vers une féminisation des titres et métiers ... suivi par le ministre de l'éducation [6]. Grand bien leur fasse, la plupart des femmes sont soit contre soit indifférente à cette féminisation, qui est à peu près aussi égalitaire qu'une parité obligatoire.
Voilà, voilà. Sinon, cédérom c'est effectivement moche mais bon, tout le monde ne peut pas être génial tout le temps.
Sinon, voir les académiciens comme des pédants n'est pas tout à fait exact. Il y en a, comme partout, mais l'AF a toujours été également composée d'auteurs plus ou moins rebelles et loin d'être des pédants (V. Hugo, M. Yourcenar, A. France, P. Valery, etc.). Bon, y'a aussi eu des connards (mais on évite de parler des gens condamnés à l'indignité nationale).
Tant que j'en suis à pinailler, bogue pour parler de bug n'est pas proposé par l'AF mais par la dglf [7] (donc le mincult) pour diverses raisons, notamment celle d'avoir un terme officiel pour les publications officielles. La plupart du temps la dglf et l'AF sont en opposition, notamment parce que les réformes de la dglf vont vers un français écrit ressemblant au parlé tandis que l'AF refusent de laisser tomber l'histoire de la langue pour rien. Oublier son passé est la pire erreur qu'un homme puisse faire.
[^] # PinaillageMan® est de Rrrrrretourrrrr ! (c'est moi)
Posté par Jean-Yves B. . En réponse à la dépêche Les outils de déverminage sous Linux. Évalué à 10.
Mais je me dois de relever les erreurs et omissions dans ce que tu dis :
« mèl » n'a jamais été recommandé par l'AF, il a été proposé à une époque mais bon, ça c'est perdu. Ce qui est reconnu par l'AF c'est l'abbréviation « Mél. » choisie par le mincult et la dglf[1] pour avoir un équivalent à l'abbréviation « Tél. » pour « téléphone » dans les documents officiels tel que le JO [2]. Il est d'ailleurs explicitement noté que « Mél. » ne doit pas être utilisé comme substantif.
Le terme officiel est « courrier électronique ».
Leur raisons sont clairement expliquées en [3] :
En français le genre masculin est un genre non marqué et le genre féminin un mode marqué. Le genre masculin est utilisé pour representer ce qui n'est pas sexué ; le genre féminin, lui, marque explicitement les choses comme étant de sexe féminin.
Ainsi, chercher à adapter au féminin les titres et métiers revient à créer des termes qui servent à explicitement montrer que la personne est une femme, alors que conserver le terme d'origine ne dénote que la fonction. De ce fait, beaucoup de femmes sont contre la féminisation des titres, car celle-ci forme une ségrégation explicite, ce qui est intélorable dans un république prônant l'égalité.
La féminisation est un délire proposé par le gouvernement début 1984 et immédiatement combattu par l'AF [4]. La commission de terminologie désignée au départ pour la féminisation a fini par reconnaitre les défauts de sa démarche [5], et ce en grande partie grâce à l'AF.
Malgré cela, L. Jospin a montré sa volonté de pousser vers une féminisation des titres et métiers ... suivi par le ministre de l'éducation [6]. Grand bien leur fasse, la plupart des femmes sont soit contre soit indifférente à cette féminisation, qui est à peu près aussi égalitaire qu'une parité obligatoire.
Voilà, voilà. Sinon, cédérom c'est effectivement moche mais bon, tout le monde ne peut pas être génial tout le temps.
Sinon, voir les académiciens comme des pédants n'est pas tout à fait exact. Il y en a, comme partout, mais l'AF a toujours été également composée d'auteurs plus ou moins rebelles et loin d'être des pédants (V. Hugo, M. Yourcenar, A. France, P. Valery, etc.). Bon, y'a aussi eu des connards (mais on évite de parler des gens condamnés à l'indignité nationale).
Tant que j'en suis à pinailler, bogue pour parler de bug n'est pas proposé par l'AF mais par la dglf [7] (donc le mincult) pour diverses raisons, notamment celle d'avoir un terme officiel pour les publications officielles. La plupart du temps la dglf et l'AF sont en opposition, notamment parce que les réformes de la dglf vont vers un français écrit ressemblant au parlé tandis que l'AF refusent de laisser tomber l'histoire de la langue pour rien. Oublier son passé est la pire erreur qu'un homme puisse faire.
[1] http://www.culture.fr/culture/dglf/(...)
[2] http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/cogeter/2-12-97-mel.htm(...)
[3] http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation.asp(...)
[4] http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#feminisation(...)
[5] http://www.culture.fr/culture/dglf/cogeter/feminisation/sommaire.ht(...) et plus particulièrement http://www.culture.fr/culture/dglf/cogeter/feminisation/conclusion.(...)
[6] http://www.culture.fr/culture/dglf/cogeter/feminisation/accueil-fem(...)
[7] http://www.culture.fr/culture/dglf/ressources/lexiques/flexique.htm(...)
Et surtout l'infame fiche dans la base de termes de la dglf : http://www.culture.fr:8895/owa_dgpb/plsql/affichage.affiche_fiche?i(...)
[ le plus drôle c'est que j'ai dû faire des tonnes de fautes dans ce post :) ]