C'est un peu plus compliqué que ça, comme bien souvent. Il y a deux façons de faire : la tienne, qui est certes bonne mais qui ne marchent pas dans tous les cas ; l'autre, qui dit qu'à partir du moment où c'est vraiment le merdier, autant se débarasser d'abord de la merde tous ensemble puis ensuite s'entendre sur ce qu'on veut faire, en débattre librement. La deuxième version a été appliqué avec succès en Tunisie et en Égypte.
En France (et en Espagne), on est dans une situation médiane qui empêche toute action. Parce qu'un mouvement bien construit avec des propositions ne peut pas naître spontanément en France, parce que les médias te donneront à manger du PS ou de l'UMP principalement. Ce week-end, il y avait la Fête de l'Humanité (500000 personnes selon le Monde), l'Université d'été du Modem (avec un gars qui a fait 18% à la dernière présidentielle), et j'en oublie peut-être. Mais pour les médias, l'événement politique, c'était de savoir ce qu'allait dire DSK sur ses histoires de cul dont tout le monde se contrefout.
L'autre problème, c'est que dès que tu dis «proportionnelle» en France, on va t'agiter la 4è République et ses changements de gouvernement à répétition. C'est un peu une tarte à la crème, parce que même avec ces changements de gouvernement, la 4è République a permis de fonder la Sécu et les principaux services publics. Et qu'ailleurs, ça marche même avec la proportionnelle et c'est stable et donc, qu'il faut chercher les causes de l'instabilité gouvernementale ailleurs. Mais là, tu vas déjà trop loin pour un journaleux moyen.
[^] # Re: Et si la politique pouvait vraiment être réformée ?
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Petits pirates deviennent grands. Évalué à 10.
C'est un peu plus compliqué que ça, comme bien souvent. Il y a deux façons de faire : la tienne, qui est certes bonne mais qui ne marchent pas dans tous les cas ; l'autre, qui dit qu'à partir du moment où c'est vraiment le merdier, autant se débarasser d'abord de la merde tous ensemble puis ensuite s'entendre sur ce qu'on veut faire, en débattre librement. La deuxième version a été appliqué avec succès en Tunisie et en Égypte.
En France (et en Espagne), on est dans une situation médiane qui empêche toute action. Parce qu'un mouvement bien construit avec des propositions ne peut pas naître spontanément en France, parce que les médias te donneront à manger du PS ou de l'UMP principalement. Ce week-end, il y avait la Fête de l'Humanité (500000 personnes selon le Monde), l'Université d'été du Modem (avec un gars qui a fait 18% à la dernière présidentielle), et j'en oublie peut-être. Mais pour les médias, l'événement politique, c'était de savoir ce qu'allait dire DSK sur ses histoires de cul dont tout le monde se contrefout.
L'autre problème, c'est que dès que tu dis «proportionnelle» en France, on va t'agiter la 4è République et ses changements de gouvernement à répétition. C'est un peu une tarte à la crème, parce que même avec ces changements de gouvernement, la 4è République a permis de fonder la Sécu et les principaux services publics. Et qu'ailleurs, ça marche même avec la proportionnelle et c'est stable et donc, qu'il faut chercher les causes de l'instabilité gouvernementale ailleurs. Mais là, tu vas déjà trop loin pour un journaleux moyen.