Ouhai :on en revient à la même question qu'il y a 6 ou 7 ans : la stratégie de migration. Malheureusement je ne sais pas comment ça s'est passé exactement chez Peugeot
Le but d'une migration comme ça c'est avant tout pour pour économiser des brouzoufs. Pour que cela réussisse il ne suffit pas de ré-installer quelques postes de travail et de centraliser l'usage de quelques logiciels métiers. Il y a une partie adhésion du personnel, effectivement, qui est minoritaire en terme de temps, à la marge en terme de coût, mais qui, si elle est négligée peut devenir le grain de sable faisant grossir la facture voir échouer la migration.
« La difficulté que nous n’avions pas forcément mesurée à l’origine était l’acceptation utilisateur. Nous avions considéré que le véritable frein serait la compatibilité des applications business. Cela a été un problème, et le reste à ce jour, mais moins que l’acceptation utilisateur », souligne le responsable de Volvo IT.
C'est quant même incroyable que des gens dont c'est censé être le métier, et gagnant un paquet de brouzoufs mensuels pour ça, n'anticipe pas cela. La migration informatique n'implique pas que les service généraux & informatiques. Fatche c'te découverte.
Cibler les postes, les usages, où il n'y a pas de problèmes de migration. Dans ceux là cibler les postes à responsabilité.
Leur donner entière satisfaction (par rapport aux taches attendues)
Leur apporter du nouveau (amélioration du confort. (toujours par rapport aux taches attendues uniquement. ie pas de zolis wallpapers, mais une amélioration concrète de la facilité d'usage)
Laisser la masse en observation. Attendre le seuil où la découverte de la nouveauté n'est plus un obstacle au changement, pour le petit personnel (sans jugement péjoratif, c'est souvent là que se font les résistances aux changements, par manque d'adhésion à l'entreprise, ou par manque de volonté d'investissement)
Migrer les postes, non par secteurs mais par hiérarchie en descendant. Toujours en apportant une valeur ajoutée à l'utilisateur (par exemple le fait que le bureau soit capable de se relancer en présentant toutes les applis dans l'état précédent. De petites choses suffisent, mais une migration doit être utilisée pour contenter, également)
Bref, faire de la migration non pas un vécu de changement forcé, mais une occasion de plaisir et d'adhésion. Cela permet d'adoucir les difficultés rencontrées immanquablement. Et ça vaut pour n'importe quelle migration d'o.s, pas que pour linux.
Bref cela ne peut être seulement l'affaire des services compta, généraux et informatiques, lorsqu'elle est massive : elle a besoin pour réussi également des psys des rh.
[^] # Re: Tiens
Posté par bubar🦥 . En réponse à la dépêche Volvo IT teste auprès de ses utilisateurs chinois un poste de travail Open Source. Évalué à 10.
Ouhai :on en revient à la même question qu'il y a 6 ou 7 ans : la stratégie de migration.
Malheureusement je ne sais pas comment ça s'est passé exactement chez Peugeot
Le but d'une migration comme ça c'est avant tout pour pour économiser des brouzoufs. Pour que cela réussisse il ne suffit pas de ré-installer quelques postes de travail et de centraliser l'usage de quelques logiciels métiers. Il y a une partie adhésion du personnel, effectivement, qui est minoritaire en terme de temps, à la marge en terme de coût, mais qui, si elle est négligée peut devenir le grain de sable faisant grossir la facture voir échouer la migration.
C'est quant même incroyable que des gens dont c'est censé être le métier, et gagnant un paquet de brouzoufs mensuels pour ça, n'anticipe pas cela. La migration informatique n'implique pas que les service généraux & informatiques. Fatche c'te découverte.
Cibler les postes, les usages, où il n'y a pas de problèmes de migration. Dans ceux là cibler les postes à responsabilité.
Leur donner entière satisfaction (par rapport aux taches attendues)
Leur apporter du nouveau (amélioration du confort. (toujours par rapport aux taches attendues uniquement. ie pas de zolis wallpapers, mais une amélioration concrète de la facilité d'usage)
Laisser la masse en observation. Attendre le seuil où la découverte de la nouveauté n'est plus un obstacle au changement, pour le petit personnel (sans jugement péjoratif, c'est souvent là que se font les résistances aux changements, par manque d'adhésion à l'entreprise, ou par manque de volonté d'investissement)
Migrer les postes, non par secteurs mais par hiérarchie en descendant. Toujours en apportant une valeur ajoutée à l'utilisateur (par exemple le fait que le bureau soit capable de se relancer en présentant toutes les applis dans l'état précédent. De petites choses suffisent, mais une migration doit être utilisée pour contenter, également)
Bref, faire de la migration non pas un vécu de changement forcé, mais une occasion de plaisir et d'adhésion. Cela permet d'adoucir les difficultés rencontrées immanquablement. Et ça vaut pour n'importe quelle migration d'o.s, pas que pour linux.
Bref cela ne peut être seulement l'affaire des services compta, généraux et informatiques, lorsqu'elle est massive : elle a besoin pour réussi également des psys des rh.
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