• [^] # Re: Je ne crois pas à la société de droit et à la démocratie

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le domaine public et ses ennemis. Évalué à 4.

    D'abord il ne serait pas de trop de distinguer (au moins) deux types de personnes dans celles qui choisissent de se suicider, celles qui ont un problème psychiatriques (donc un problème de santé qu'il faut l'aider à surmonter), et celles qui y voient le seul échappatoire envisageable aux misères qu'ils traversent (pas de boulot, pas de passion, pas d'amis...).

    Dans les deux cas, il est clair qu'on a pas donné à ces personnes les moyens d'atteindre l'objectif de passer des heures agréables.

    Je n'ai parlé nul part de « payer » il me semble. Il ne s'agit pas d'imposer aux gens des pénitences, de condamner les miséreux d'oser afficher leur misère à la face du monde en les blâmant. Il s'agit de fournir aux gens des moyens de sortir de leur misères, des moyens matériels évidemment, mais également psychologiques/intellectuelles et relationnels.

    Il ne s'agit pas non plus de cherché l'égalité dans les moyens. Les personnes dont la santé est plus fragile ont besoin de plus de moyens dans ce domaine. On peut parler alors des abus. Si ceux-ci conduisent à plus d'heures humaines de misères, c'est qu'il y a violation des devoirs et qu'il est nécessaire de donner aux personnes qui ne respect pas leurs devoirs, les moyens de comprendre pourquoi ils doivent le faire. Et là encore je ne parle pas de brutaliser ces personnes, mais je pense plutôt à des séminaires éducatifs forcés. Bien sûr il faut être prudent avec de tels idées, on a tôt fait de créer des goulags en se fixant des objectifs somme toute attrayantes sur le papier. D'où l'importance de la formation à la critique et l'auto-critique. Cela étant dit, ce dont je parle ici, au moins ce que je me figure, devrait être bien moins terrible que les inacceptables prisons qui sont tolérés aujourd'hui.