Si la seule chose qui réfreine notre voisin de venir nous égorger est un texte de loi rangé les juristes savent où, je ne donne pas chère de notre peau. Je n'ai pas peur d'un monde sans loi. Je craint bien plus un monde sans morale, comme celui qu'érige une société dont les acteurs dépersonnifiés se fixent la rentabilité financière maximale comme but ultime : business is business.
Un objectif d'une société morale, pourrait peut être être : maximiser le nombre d'heures humaines agréables et minimiser le nombre d'heures humaines désagréables.
Ce qu'il nous faut, ce ne sont pas des droits, mes des devoirs et les moyens de les accomplir.
Ainsi un des premiers devoirs d'un être humain devrait être la critique : critique de la société et des autres bien sûr (mais ceux là viennent souvent assez facilement), mais également critique de soit par soit et écoute des critiques de soit par les autres. Pour être en mesure de formuler et apprécier de tels critiques, une formation en dialectique (voir logique formelle), psychologie cognitive (et notamment les biais cognitifs) devrait être inscrit à tous les cursus scolaires, le plus tôt possible dans l'éducation des citoyens.
Bien entendu, se maintenir en bonne santé devrait également être un devoir, et tout à chacun devrait disposer des moyens qui sont nécessaire à cet objectif. Une société qui n'offre pas à tout à chacun ces moyens est immorale, tout comme il est immorale d'obéir à cette société. Il est bien plus morale de prendre quelque chose pour se nourrir, fusse à l'encontre d'une loi, que de se laisser souffrir de faim. Cela étant, il n'est pas morale non plus de manger à sa faim et de refuser d'aider aux activités agricoles. Mais si les activités agricoles demande moins de pairs de mains pour les réaliser que de bouches qu'elle peuvent nourrir, tout le monde n'aura pas – au moins simultanément – les moyens d'apporter une telle contribution.
D'un autre coté, l'acharnement thérapeutique est immorale. Ce n'est pas la longévité de la vie humaine qui importe, mais maximiser le nombre d'heures humaines agréables et minimiser le nombre d'heures humaines désagréables. Si selon toutes probabilités il ne reste à un humain que des heures de souffrances à venir, en ne lui proposant pas les moyens de mettre fin à ses souffrances, on se détourne de cet objectif. Il ne s'agit évidemment pas d'aller à l'encontre de la volonté de la personne, ce en quoi on pourrait préciser « minimiser le nombre d'heures humaines désagréables allant à l'encontre de la volonté de ceux qui les vive », bien que la formulation gagnerait à être mieux analysé.
Ce sont là les grandes lignes d'une société qui hui me semble souhaitable. Non pas une société où l'on donne au plus grand nombre l'illusion plus ou moins crédible que la majorité est en mesure d'imposer son opinion à tous (lors qu'on impose ce qui convient aux avares les plus méthodiques) ; mais une société ou les moyens sont répartis entre tous et ou tous on le devoir de veiller à user de ces moyens pour maximiser le nombre d'heures humaines agréables et minimiser le nombre d'heures humaines désagréables.
# Je ne crois pas à la société de droit et à la démocratie
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal Le domaine public et ses ennemis. Évalué à 2.
Si la seule chose qui réfreine notre voisin de venir nous égorger est un texte de loi rangé les juristes savent où, je ne donne pas chère de notre peau. Je n'ai pas peur d'un monde sans loi. Je craint bien plus un monde sans morale, comme celui qu'érige une société dont les acteurs dépersonnifiés se fixent la rentabilité financière maximale comme but ultime : business is business.
Un objectif d'une société morale, pourrait peut être être : maximiser le nombre d'heures humaines agréables et minimiser le nombre d'heures humaines désagréables.
Ce qu'il nous faut, ce ne sont pas des droits, mes des devoirs et les moyens de les accomplir.
Ainsi un des premiers devoirs d'un être humain devrait être la critique : critique de la société et des autres bien sûr (mais ceux là viennent souvent assez facilement), mais également critique de soit par soit et écoute des critiques de soit par les autres. Pour être en mesure de formuler et apprécier de tels critiques, une formation en dialectique (voir logique formelle), psychologie cognitive (et notamment les biais cognitifs) devrait être inscrit à tous les cursus scolaires, le plus tôt possible dans l'éducation des citoyens.
Bien entendu, se maintenir en bonne santé devrait également être un devoir, et tout à chacun devrait disposer des moyens qui sont nécessaire à cet objectif. Une société qui n'offre pas à tout à chacun ces moyens est immorale, tout comme il est immorale d'obéir à cette société. Il est bien plus morale de prendre quelque chose pour se nourrir, fusse à l'encontre d'une loi, que de se laisser souffrir de faim. Cela étant, il n'est pas morale non plus de manger à sa faim et de refuser d'aider aux activités agricoles. Mais si les activités agricoles demande moins de pairs de mains pour les réaliser que de bouches qu'elle peuvent nourrir, tout le monde n'aura pas – au moins simultanément – les moyens d'apporter une telle contribution.
D'un autre coté, l'acharnement thérapeutique est immorale. Ce n'est pas la longévité de la vie humaine qui importe, mais maximiser le nombre d'heures humaines agréables et minimiser le nombre d'heures humaines désagréables. Si selon toutes probabilités il ne reste à un humain que des heures de souffrances à venir, en ne lui proposant pas les moyens de mettre fin à ses souffrances, on se détourne de cet objectif. Il ne s'agit évidemment pas d'aller à l'encontre de la volonté de la personne, ce en quoi on pourrait préciser « minimiser le nombre d'heures humaines désagréables allant à l'encontre de la volonté de ceux qui les vive », bien que la formulation gagnerait à être mieux analysé.
Ce sont là les grandes lignes d'une société qui hui me semble souhaitable. Non pas une société où l'on donne au plus grand nombre l'illusion plus ou moins crédible que la majorité est en mesure d'imposer son opinion à tous (lors qu'on impose ce qui convient aux avares les plus méthodiques) ; mais une société ou les moyens sont répartis entre tous et ou tous on le devoir de veiller à user de ces moyens pour maximiser le nombre d'heures humaines agréables et minimiser le nombre d'heures humaines désagréables.
Non pas une démocratie, mais une omnicratie.