Comment se constitue exactement la leçon on l'on apprends que le premier ennemi est le rebelle, et que sur le front il faut abattre en premier lieu le premier ennemi. Hum, remarque, peut être qu'on apprenait ça qu'aux appelés ? Entre professionnels, il ne devrait pas y avoir ce genre de soucis.
La notion d'ennemi est un notion devenue assez délicate. C'est finit le temps des guerres simplistes où l'on se battait de front en s'envoyant toute sorte de projectiles ou d'objets tranchants.
Lors du Kosovo, les militaires français recevaient dans ses locaux des groupes de l'UÇK alors c'était un organisation considérée comme terroriste encore peu de temps avant. L'UÇK a forcé les serbes à réagir, ce qui a provoqué le conflit de 1999, et continuait d'aller « taquiner » le civil serbe après les frappes de l'OTAN. En ce qui concerne les pièges comme des fils tendus en travers la route à hauteur de la tête du passager du blindé pour le décapiter, nous ne pouvions en déterminer l'origine. Mais pour les tirs contre les civiles serbes, après riposte des militaires français, l'apparition quelques jours plus tard de membres de l'UÇK blessés par balle laissait planer assez peu de doutes.
L'ennemi est plus une notion politique ou médiatique à l'usage des masses afin de simplifier une situation. Quant à l'utilisation du mot rebelle, ça me fait sourire.
Ma formation a été assez pragmatique : cadre de la légitime défense ; apprendre à utiliser des armes pour tuer; Obéir [si l'ordre reste dans le cadre fixé]; Donner des ordres [qui restent dans le cadre fixé]. Pour simplifier.
Sur le terrain, en tant que force d'interposition, ça se traduit par : être détesté par des membres des deux parties en conflit; se faire féliciter par des membres des deux parties; se faire caillasser par des gamins sans pouvoir réagir et en attendant qu'ils se fatiguent; ne pas s'impliquer personnellement.
vous avez compris ? si besoin c'est ce genre d'hommes que vous devrez envoyés au front se faire tuer. N'ayez pas de regrets
C'est sèchement dit mais c'est ce qui se passe même si le rôle du chef de groupe et d'éviter de se retrouver avec des hommes au tas. Certains conçoivent leurs subalternes comme une ressource, cf les armées coloniales utilisée comme chair à canon. D'autres ont une perception plus humaine. On retrouve ces similitudes parmi les civils, avec des guerres différentes.
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein
[^] # Re: Sacré Denis
Posté par téthis . En réponse au journal Le domaine public et ses ennemis. Évalué à 6.
La notion d'ennemi est un notion devenue assez délicate. C'est finit le temps des guerres simplistes où l'on se battait de front en s'envoyant toute sorte de projectiles ou d'objets tranchants.
Lors du Kosovo, les militaires français recevaient dans ses locaux des groupes de l'UÇK alors c'était un organisation considérée comme terroriste encore peu de temps avant. L'UÇK a forcé les serbes à réagir, ce qui a provoqué le conflit de 1999, et continuait d'aller « taquiner » le civil serbe après les frappes de l'OTAN. En ce qui concerne les pièges comme des fils tendus en travers la route à hauteur de la tête du passager du blindé pour le décapiter, nous ne pouvions en déterminer l'origine. Mais pour les tirs contre les civiles serbes, après riposte des militaires français, l'apparition quelques jours plus tard de membres de l'UÇK blessés par balle laissait planer assez peu de doutes.
L'ennemi est plus une notion politique ou médiatique à l'usage des masses afin de simplifier une situation. Quant à l'utilisation du mot rebelle, ça me fait sourire.
Ma formation a été assez pragmatique : cadre de la légitime défense ; apprendre à utiliser des armes pour tuer; Obéir [si l'ordre reste dans le cadre fixé]; Donner des ordres [qui restent dans le cadre fixé]. Pour simplifier.
Sur le terrain, en tant que force d'interposition, ça se traduit par : être détesté par des membres des deux parties en conflit; se faire féliciter par des membres des deux parties; se faire caillasser par des gamins sans pouvoir réagir et en attendant qu'ils se fatiguent; ne pas s'impliquer personnellement.
C'est sèchement dit mais c'est ce qui se passe même si le rôle du chef de groupe et d'éviter de se retrouver avec des hommes au tas. Certains conçoivent leurs subalternes comme une ressource, cf les armées coloniales utilisée comme chair à canon. D'autres ont une perception plus humaine. On retrouve ces similitudes parmi les civils, avec des guerres différentes.
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein